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Publié le: jeu, Mai 10th, 2012

Internationaliser la question bretonne

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La «question bretonne», c’est à dire le fait qu’une partie non-négligeable du peuple breton se reconnaît dans le projet d’une évolution statutaire de la Bretagne du type «autonomie» ou «indépendance» est peu connue au niveau international. La réunification, les langues de Bretagne, l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, Diwan, etc… tout cela mériterait d’être connu et discuté dans le monde entier malheureusement, les échos des luttes locales ne dépassent que trop rarement les frontières des cinq départements. L’internationalisation de la question bretonne est pourtant un impératif notamment au regard de l’importance croissante du fait européen. Aujourd’hui la moindre injustice perpétrée dans un pays européen voir dans n’importe quel coin de la planète peut faire l’objet d’une indignation générale. C’est, en quelque sorte, la face heureuse de la mondialisation. Souvenons-nous des campagnes menées par les gallois ou les flamands à certains moments de notre histoire récente. Souvenons-nous également de la solidarité concrète qu’ont exercés les bretons à l’égard de militants basques, irlandais ou gallois en fuite. Et notons que depuis peu on voit se développer en Bretagne des collectifs Euskal Herriaren Lagunak (les amis du pays basque) à Rennes, Nantes et Brest, relayant localement l’actualité des luttes basques.

A notre modeste niveau, nous avons lancé des accords de partenariats avec diverses revues partageant la même ligne éditoriale : jornalet.com en Occitanie (en langue occitane), lequebecois.org au Québec (en langue française) et Arredol.com en Aragon (en langue aragonaise). Cet accord prévoit échanges d’informations, d’articles, de photos, etc… . C’est en ce sens que nos lecteurs ont déjà pu voir des articles tirées du québecois ou du jornalet traduits en breton ou en gallo sur notre site. De leur côté, ces journaux reprennent certains de nos articles et le traduisent dans leur langue respective. Ainsi les récentes actions d’Ai’ta, la chaîne humaine de Redon ou la manifestation de Quimper ont été relayées sur le Jornalet.
Nous cherchons actuellement à étendre cette chaîne de partenariat à d’autres journaux émanants de peuples en lutte. Bien entendu, vous serez informés des évolutions de ces accords.

Cette initiative originale poursuit également un autre but : informer le peuple breton des réalités dans les pays étrangers. Ceci dans un but informatif mais également pédagogique. On se souvient qu’Aï’ta s’est fortement inspiré des activistes basques «Démos» alors même qu’Aï’ta inspire actuellement des jeunes activistes occitans. L’internationale de peuples en lutte est un vieux rêve qui est parfois réalité.

Mais pour pouvoir étendre ce partenariat nous avons besoin de vous. A travers les infos que vous pouvez glaner ici et là sur des sites d’informations étrangers que nous ne connaissons pas encore. Mais également à travers vos compétences : nous avons, par exemple, besoin de traducteurs en anglais évidemment mais également en aragonais, gaélique, espagnol, gallois, flamand, etc…

Le dernier point de cette internationalisation de la question bretonne reste la présence de la langue anglaise sur notre site. En effet, sans présence de l’anglais il nous est impossible de toucher une part importante de l’humanité. Qu’on le veuille ou non l’anglais ou le fameux globish reste la lingua franca du monde globalisé; Notre souhait est de présenter, à l’avenir, une version de 7seizh en langue anglaise afin de toucher un public plus large. Si certains d’entre vous ont des compétences dans cette langue et souhaite faire progresser la cause bretonne, 7seizh vous est ouvert !

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A propos de l'auteur

- Actualité politique bretonne et française

Visualiser 3 Comments
Ce que vous en pensez
  1. salmhofer dit :

    comment s’ecrire en breton tu à rien sans rien

  2. L’impérieuse nécessité de moderniser les Partis Bretons

    Deux constats:

    1. les idées d’autonomie et d’indépendance sont d’actualité.
    2. les partis bretons ne parviennent pas à faire passer leurs propositions.

    Les Partis bretons n’ont pas réussi à proposer un discours original, probablement parce que la politique en général était et continue d’être regardée par l’opinion comme un mal nécessaire mais de là à adhérer à un parti…breton qui plus est…

    Problème de communication me direz-vous. Peut-être, mais la communication fait partie aujourd’hui de l’action politique au même titre que le contenu politique, les documents, les élections etc…

    Au demeurant, l’idée d’indépendance ou d’autonomie demeure aux yeux de la majorité de l’opinion publique, une idée parfaitement abstraite. Les Partis bretons ne savent pas bien parler à la société. Ils semblent cumuler les inconvénients d’un mouvement qui serait devenu trop gestionnaire pour être créatif mais pas assez professionnel pour être gestionnaire.

    Les Partis bretons (UDB essentiellement) et les Associations à contenu politique ont cherché à se faire entendre en sortant du ghetto breton et à se hisser au niveau européen.

    Malheureusement, cette ambition est encore contrariée par deux facteurs. Le premier tient au très faible professionnalisme politique de la plupart des dirigeants de partis bretons. La politique, une profession ? Là est le (un des) problème(s) posé par les Partis bretons depuis bien longtemps.

    Faiblesse renforcée par une pratique du pouvoir interne peu portée à l’ouverture (la démonstration n’est pas faite, j’en conviens), et la prégnance d’une culture politique de gauche dont le conformisme idéologique ne cesse de s’amplifier.

    Certes, après des années d’erreurs, les Partis bretons ont rompu avec le gauchisme et les scories du discours de l’extrême gauche.

    Mais leur modernisation semble s’être arrêtée là. Sur le plan social, les revendications des Partis bretons sont indexées sur celles du PS ou du PCF. Elles reposent pour l’essentiel sur des revendications salariales purement quantitatives, qui négligent le plus souvent l’importance des enjeux qualitatifs.

    Les Partis bretons continuent à condamner sans nuance le projet de refondation sociale parce que, pour eux, il n’est guère possible d’être de gauche et de soutenir, même avec des réserves, une démarche d’origine patronale. Le fait que la refondation sociale, proposée par Jeune Bretagne, peut, même partiellement, être porteuse d’une émancipation des acteurs sociaux paraît idéologiquement impensable. Pourtant, on peut très bien imaginer que les Partis Bretons, tout en critiquant le patronat, se montrent porteurs d’une démarche dont la finalité serait le renforcement des médiations sociales.

    Ils pourraient peut-être ainsi permettre de légitimer un discours de droite non étatiste, libérale, beaucoup plus ouvert qu’on ne le croit.

    C’est le conformisme des Partis Bretons et de la gauche qui explique la relative stagnation de l’idée d’autonomie ou d’indépendance bretonne et, symétriquement, l’absence de toute présence sociale des Partis bretons. Leur méfiance profonde pour le marché, même s’ils sont les mieux placés pour voir que l’Etat français est souvent plus le théâtre de luttes d’intérêts pour le pouvoir qu’un organisme régulateur dans l’intérêt général.

    C’est contre ce conformisme que mon projet propose aux électeurs de la 5ème circonscription (Lannion-Paimpol), projet que les Partis bretons cherchent à récuser, par tactique politique, mais aussi pour des raisons idéologiques. La voie de centre-droit, libérale-conservatrice n’apparaît pas assez à gauche aux yeux des Partis Bretons, même si les résultats électoraux en Europe ont démontré l’existence d’une demande politique originale libérale et conservatrice.

    La mutation profonde initiée et réussie par les Partis allemands est occultée, probablement parce que leur modernisme indique le bon chemin à prendre, mais les Partis Bretons répugnent à le prendre.

    En réalité, même si le mot “modernisme” est un mot fourre-tout (on peut le remplacer par “réforme”) , il apparaît aujourd’hui
    comme la condition de notre survie politique, en tant que peuple breton.

    Cette réforme passe par deux mutations.

    La première implique une professionnalisation politique plus
    grande, qui ne pourra passer que par une ouverture aux forces sociales pour qui individualisme, compétition et solidarité ne sont pas antinomiques.

    La seconde passe par une capacité d’invention politique qui les identifierait plus à ce que fut à l’origine le Parti radical italien ou à ce que sont désormais les Partis allemands.

    Un parti ce n’est pas exactement un refuge accueillant des militants. C’est un lieu de réflexion et d’action. Depuis de nombreuses années, je défend le projet que la Nation Bretonne soit rendue à ses citoyens.

    Tout découle de la reconnaissance de la nation bretonne par ses citoyens : la langue bretonne, la culture bretonne, le respect de notre société, de notre environnement, de nos droits nationaux et internationaux.

    Mais rendre la nation bretonne à ses citoyens signifie aussi que chaque citoyen breton se sente concerné et responsable et soit prêt à consacrer une partie de son temps à travailler à la Nation Bretonne.

    Utopie ? ou véritable démocratie.

    Les opposants établiront que la chose est infaisable, complexe, ce qui n’autorise qu’à l’attribuer a des “spécialistes”.

    Je dis qu’il est possible de dire qu’elle devrait être simple et donc a la portée de (presque) tout un chacun.

    De mon expérience à l’étranger, j’ai retenu quelques idées, et notamment:

    . Déléguer ce que l’on peut faire soi-même est un abandon de souveraineté.

    . Rendre compliqué ce qui pourrait être simple est aussi une façon de contourner la démocratie, et c’est très exactement ce que certains amicalistes pratiquent couramment.

    . Au lieu de règles compliquées, mettre en place des règles simples applicables par tous et pour tous.

    Je sais, cela peut paraître impossible, mais rien que dans les forces bretonnes, partis, associations, depuis les années 1970, il y a toujours plus de règles et moins d’adhérents !

    Que l’on me pardonne d’être sommaire. Je cherche simplement à susciter des reflexions et propositions constructives

    Claude GUILLEMAIN
    Candidat aux élections législatives 5ème circonscription des Côtes d’Armor
    BREIZH 2004
    Réseau des Bretons de l’Étranger

  3. Mar plij! Un diforc’h bras zo etre ‘globish’ ha yezh shakespear. Ne fell ket din sikouret tud a c’hall kunujañ ma yezh-vamm.

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