Nantes, braconnage en centre ville : agir pour ne plus subir !

0

Agir pour ne plus subir !

Depuis près d’un mois, le centre ville de Nantes subit une autre violence plus insidieuse, moins médiatique, mais tout autant agressive pour les riverains.

La période de la pêche à la civelle a commencé.Chaque nuit l’écluse Saint Félix est le théâtre des opérations des braconniers. La civelle, espèce protégée, bénéficie d’un quota stricte de pêche. Quelques professionnels ont obtenu une autorisation de pêche sous contrôle. Mais l’appât du gain attise les convoitises. Depuis un mois, les braconniers sont apparus avec leur lot de désagréments.

Agressions des riverains qui promènent leurs chiens sur la rive des quais après l’écluse, insécurité pour les personnes qui se rendent au restaurant sur le quai. Les braconniers sont organisés. Ils ont détruit l’éclairage public ce qui facilite leur présence en toute tranquillité. La mairie prévenue a mis la police municipale sur le coup. Mais mercredi, son intervention a fini par dégénérer lors de l’interpellation de braconniers. Quant à la police nationale, elle est déjà fort occupée ailleurs. Elle ne peut donc pas envoyer chaque nuit des patrouilles dans le secteur.

De son côté, alertée par des riverains de la panne de l’éclairage public, Nantes Métropole a rapidement envoyé un prestataire pour… retirer les poteaux d’éclairage au lieu de les remettre en service. Désormais les braconniers sont certains de ne plus être éclairés. Ils n’ont plus aucune crainte d’être reconnus.

Qui sont ces braconniers ?

Pour l’essentiel, ils appartiennent à la communauté des gens du voyage. Chaque année, des dizaines passent au tribunal et sont condamnés à des amendes… avant de retourner à la pêche !
Des familles entières se partagent un marché juteux puisqu’on estime que la civelle se vend autour de 300 à 400 euros le kilo dans les filières du trafic international.

Entre février et avril, période de pêche de ces petites anguilles, l’insécurité et la violence s’installent sur le quartier habituellement très calme. Il y a 10 jours, une jeune fille s’est pris un coup de poing dans la figure lors de la promenade de son chien. L’animal avait eu le toupet de descendre au bord de l’eau, là où les braconniers sont à l’oeuvre. Un homme est alors remonté sur la rive et a directement agressé la jeune fille en lui mettant un coup de poing dans la figure. Elle a répliqué sans se poser de question : coup de genoux dans les c…

Depuis un mois, le secteur est incertain à la nuit tombée et les balades de chien un peu anxiogène aux heures de pleine mer quand la Loire est au plus haut.

Que peut-on faire ?

Mairie, Nantes Métropole, Police municipale, Police Nationale sont prévenus : les uns n’ont pas les moyens d’agir, les autres manquent de conviction. La mollesse de la Préfecture est pourtant constamment relevée.

Aujourd’hui, la mobilisation citoyenne semble la seule issue.
Si les braconniers trouvaient chaque nuit 40 personnes sur les lieux de leur fauche, il est probable qu’ils n’y viendraient plus.
Le centre ville de Nantes, c’est aussi l’écluse Saint Félix. Et chacun doit pouvoir s’y promener en toute tranquillité dans un espace préservé avec une faune sauvage protégée de l’avidité des braconniers.

“Parce que nous ne voulons plus subir…
Parce que notre révolte est légitime…
Parce que nous avons l’âge de tous les défis
Et une immense responsabilité face à l’histoire…
Nous avons fait le choix de la résistance !”

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. Apprenez comment les données de vos commentaires sont utilisées.