L’enseignement bilingue français-breton en Loire-Atlantique

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Lundi 5 novembre 2018, Selon les données qui viennent d’être rendues publiques par l’Office public de la langue bretonne, 2018 est l’une des meilleures années dans l’histoire de l’enseignement bilingue en Bretagne historique quant au nombre d’ouverture, mais l’effort vient exclusivement de l’académie de Rennes, qui concentre à elle seule toutes les ouvertures avec onze nouveaux sites tandis que dans l’académie de Nantes, tous les projets de nouveaux sites bilingues ont été rejetés.

Ainsi, l’académie de Nantes scolarise cette année 757 élèves dont 411 élèves au sein du réseau immersif Diwan. Les écoles à parité horaire scolarisent 346 élèves : 289 dans le public et 57 dans l’Enseignement catholique. Il faut souligner qu’en dépit des principes édictés dans la loi de refondation de l’école de la république, la Loire-Atlantique ne dispose d’aucune convention similaire à celle signée entre l’État et la Région Bretagne. En conséquence, le département de Loire-Atlantique (qui regroupe 1/3 de l’ensemble des élèves des cinq départements bretons) ne compte que 3 sites bilingues publics alors que le réseau public d’Ille-et-Vilaine a plus que doublé en l’espace de 3 rentrées.

En 2018, alors que pour la 41ème rentrée consécutive, le réseau des écoles bilingues continue de s’étendre et que l’enseignement bilingue progresse dans le reste de la Bretagne, la Loire-Atlantique reste à la traîne. La Ville de Nantes enregistre quant à elle une baisse de 33 élèves.

C’est dans ce contexte alarmant que Pierre-Emmanuel Marais, conseiller métropolitain et municipal délégué à la diversité linguistique, pédagogique et culturelle réaffirme l’engagement de la Ville de Nantes à développer l’offre de l’enseignement bilingue sur son territoire. En accord avec la Charte « Oui au breton » qu’elle a signé, la Ville travaille actuellement avec l’Éducation Nationale à l’ouverture d’un troisième site dans une école de Nantes Nord, s’inquiète de la fermeture de l’élémentaire bilingue à l’école Sainte-Madeleine et réaffirme son soutien au réseau Diwan en travaillant notamment à la pérennisation de l’école de Nantes Sud.

Union Démocratique Bretonne Nantes
Groupe UDB à la Ville de Nantes

1 COMMENTAIRE

  1. Les départements, peu d’efforts, oui, et régions (qu’attendre des pdl pour les langues bretonnes, et la Bretagne en général …

    Mais les Mairies aussi jouent un rôle prépondérant.
    Pour les écoles, elles ont la compétence.
    Compétence qui pourrait passer aux agglos ou com-com sous peu.

    Hors de l’agglo nantaise, il y a 3 écoles Diwan en 44.
    A Gwenrann et Savenneg, effort réduit des Mairies sur les locaux et l’accès aux services publics. Réduits, voire inexistants. Et stagnation des effectifs, malgré une demande réelle (place limitée dans les locaux, un comble, on doit refuser des inscriptions !!!).
    A Sant-Nazer (où la demande est très grande aussi), accueil dans d’excellents locaux, lien fort de partenariat avec la Mairie. Et encore plus clairement depuis la signature de la commune de “Ya d’ar brezhoneg”. Résultat : doublement de l’effectif en moins d’un an et demi …
    Si l’école obtenait, dans un avenir plus ou moins proche, des locaux supplémentaires, elle les remplirait.

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