La Justice reconnaît la légitimité du vol des portraits de Macron

Le tribunal correctionnel de Lyon a relaxé les deux militants jugés pour le vol des portraits d’Emmanuel Macron, “au bénéfice de l’état de nécessité et pour motif légitime”.

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Le portrait du 2ème arrondissement de Lyon a été exhibé à Bayonne le 25 août en marge du sommet du G7. © Guillaume FAUVEAU

La décision des juges est une première victoire pour les activistes d’ANV-Cop21 et de Bizi!. « Une énorme victoire », s’exclame Bizi! dans son communiqué daté du 16 septembre, jour de rendu du délibéré du tribunal correctionnel de Lyon concernant deux militants jugés pour le vol d’un portrait d’Emmanuel Macron dans la mairie du 2e arrondissement. Ils ont été relaxés.

« Même s’il y aura très probablement appel de la part du procureur, la motivation de cette décision de justice est une énorme victoire politique pour le mouvement climat », réagit Bizi!. Les juges considèrent que Fanny, 35 ans, et Pierre, 33 ans, poursuivis pour vol en réunion, doivent être relaxés « au bénéfice de l’état de nécessité et pour motif légitime ».

Ainsi, le Tribunal leur donne raison sur le fond de leur action. Il considère que « le dérèglement climatique est un fait constant qui affecte gravement l’avenir de l’humanité en provoquant des cataclysmes naturels dont les pays les plus pauvres n’auront pas les moyens de se prémunir », et que l’Etat français « s’est engagé sur le plan international et sur le plan interne (…), mais que les pièces produites par la défense témoignent que ces objectifs ne seront pas atteints ».

Le tribunal estime que la cause défendue par les accusés sert l’intérêt général. Les juges développent leur argument : « le décrochage et l’enlèvement sans autorisation de ce portrait dans un but voué exclusivement à la défense de cette cause, doit être interprété comme le substitut nécessaire du dialogue impraticable entre le président de la République et le peuple ».

Le fait de conserver les portraits n’est pas non plus réprimé, puisque cela sert cette même cause. En tout, 130 ont été dérobés dont 12 au Pays Basque. En même temps qu’au 2e arrondissement de Lyon, le 21 février dernier, les militants de Bizi! avaient retiré les portraits du président français à Biarritz et Ustaritz. En tout, 18 procès ont été programmés pour cette affaire, aucun encore au Pays Basque. Si des militants de Bizi! ont bien été arrêtés au printemps dernier, aucun d’entre eux n’a été convoqué par la Justice française.

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