Bompard Le Figaro : Erwan Tabarly : « J’ai de vrais atouts dans mon jeu »

Bompard-Le Figaro, samedi 18 juin 2016,

Demain, à 13h05, Erwan Tabarly et les 38 autres concurrents en lice dans la 47e édition de la Solitaire Bompard – Le Figaro s’élanceront de Deauville en direction de Cowes, via Owers et Wolf Rock, soit un total de 510 milles à parcourir. De l’avis de tous, ce premier round s’annonce aussi varié qu’incertain, mais promet du jeu. Pour le skipper d’Armor-Lux, le scénario est idéal pour entamer la course et, pourquoi pas, s’offrir une première victoire d’étape avant d’attaquer la suite. Car le marin ne s’en cache pas, après avoir cumulé les places d’honneur ces dernières années, il espère que la 14e sera la bonne et ainsi s’imposer, dans trois semaines, à l’issue des quatre manches au programme. Interview.

© Alexis Courcoux

Erwan, quid de cette première étape entre Deauville et Cowes ?

« Elle s’annonce assez particulière et plutôt longue en raison de la météo, mais elle va rassembler tout ce qu’on aime. Une chose est sûre, il va y avoir du jeu ! Dans le détail, nous devrions avoir assez peu de vent au moment du départ et pour les premiers milles. Il va donc falloir réussir à trouver un peu de pression pour traverser la Manche. Ce sera la première difficulté du parcours mais dans cette phase, il faudra aussi penser à se reposer lorsque les conditions le permettront pour ne pas cumuler trop de fatigue d’emblée. Une fois la bouée Owers enroulée, nous entamerons la remontée jusqu’à Wolf Rock. Celle-ci devrait, a priori, se dérouler au près, ce qui ne fera que compliquer le jeu. Un jeu déjà bien corsé à cause des courants et des effets de pointes nombreux dans cette zone. Concernant la suite, en revanche, il y a un gros point d’interrogation. Ca risque d’être assez mou mais c’est difficile de prédire les conditions que nous allons rencontrer. Seule certitude : il faudra être vigilant car la course ne sera pas jouée tant que la ligne ne sera pas franchie… »

La saison a commencé par une belle victoire dans la Transat AG2R – La Mondiale en double, avec Thierry Chabagny. On imagine que cela vous donne de la confiance pour aborder cette Solitaire ?

« C’est sûr que gagner une grande course du circuit Figaro, c’est toujours quelque chose d’important. Pour moi cette victoire s’ajoute à celle décrochée en solo dans la Transat Bretagne – Martinique en 2013, et, forcément, c’est satisfaisant. Reste que la Solitaire est un exercice très différent d’une transatlantique et qu’elle résiste encore à mon palmarès. Aujourd’hui, je pars donc clairement dans l’optique de gagner. C’est mon objectif, même s’il est vrai que cette saison, certains sont plus entraînés que moi. Je sais néanmoins que j’ai de belles cartes à jouer, que j’ai de vrais atouts dans mon jeu. Une victoire d’étape serait aussi quelque chose de bien pour moi. M’imposer à Cowes serait parfait pour bien me lancer ».

Vous êtes souvent passé très près de la victoire sur la Solitaire…

« En effet. Je suis souvent passé près mais cela ne s’est encore jamais produit. Lors de mes dix dernières participations à l’épreuve, j’ai toujours terminé dans le Top 10 et cumulé les places de deuxième et troisième. Je n’ai donc pas à rougir de mes performances. Cela étant, ce n’est pas suffisant pour moi. Comme je l’ai dit, je vise une victoire d’étape a minima, et la victoire au général. Je sais que pour ça, il faudra réunir un maximum de paramètres possibles et que ce ne sera pas facile. Et pour cause, le sans-faute n’existe pas. Le but est donc évidemment de s’en rapprocher au maximum. Pour cela, il faudra être régulier sur les quatre étapes, être en forme, être inspiré, ne pas être trop hésitant et aussi avoir un peu de réussite. Tout en même temps, ce ne sera pas si simple… »

 

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