NDdL : le rapporteur public demande l’annulation des arrêtés préfectoraux autorisant le début des travaux

Le chantier de l’aéroport devrait être encore repoussé, le rapporteur public de la cour administrative d’appel de Nantes ayant demandé hier (lundi 7 novembre) l’annulation des arrêtés préfectoraux qui autorisait le début des travaux.

Après la demande de rejet de trois premiers recours, la légalité de deux arrêtés de 2013 au titre de la loi sur l’eau a été étudiée. La magistrate Christine Piltant a préconisé leur annulation : elle estime que la construction de l’aéroport entraînerait une dégradation écologique importante.

Elle propose l’alternative du réaménagement de l’aéroport de Bouguenais (Nantes-Atlantique), dont le coût pour permettre un flux de 9 millions de passagers serait inférieur au milliard d’euros rapport commandé par Ségolène Royal).

En conclusion, la magistrate a posé les questions-clé du dossier, y répondant avec détermination : « Peut-on vivre sans aéroport idéal ? La réponse est oui. Peut-on vivre sans eau ? La réponse est non. »

La cour administrative avait validé en 2015 la méthode de compensation environnementale avancée dans le dossier d’AGO-Vinci. Elle doit rendre sa décision concernant la saisie en appel lundi prochain à 14h.

Les travaux, dont le début était programmé par l’Etat pour cet automne, ne démarreraient pas en cas d’invalidation des arrêtés par la cour d’appel, qui n’est pas décidée à se laisser influencer par quelque politicien que ce soit, mais appliquer la loi pour le bien public.

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