Alsace : recours contre l’obligation de certification en anglais.

Samedi 27 juin 2020,La Fédération des Langues régionales germaniques de France -(haut-comite-federal@orange.fr)et l’association des Elu-e-s pour la sauvegarde de la langue régionale ELSAM/GREDL  (elsam-gredl@orange.fr) introduisent un recours contre l’obligation de certification en anglais.

Communiqué:
Le dispositif réglementaire récent, l’article 12 de l’arrêté du 6 décembre 2019 pour les licences professionnelles et l’arrêté du 3 avril 2020 pour les licences et les DUT, conduit à imposer en France une certification obligatoire en anglais pour l’obtention de tous les diplômes universitaires (licences) et les diplômes professionnels (BTS, DUT, licences professionnelles).

Dans l’état actuel, la réponse publique de la Ministre chargée de l’enseignement supérieur parlant d’autres certifications possibles n’apporte rien de nouveau.

En effet, les arrêtés n’ont pas interdit aux étudiants de se préparer en plus à d’autres langues que l’anglais et de se présenter à d’autres certifications linguistiques.

Mais pour la quasi-totalité des formations professionnelles et supérieures, une seule langue étrangère est obligatoire. L’anglais va prendre cette place puisque l’obligation de certification en anglais devient aussi obligatoire. Les autres langues vont être abandonnées par les étudiants car imposant une surcharge de travail.

Par ailleurs, il est malheureusement prévisible que l’apprentissage d’une autre langue ne sera pas offert aux étudiants par les universités sauf rares exceptions.

De ce fait, la formation initiale des enseignants du premier et second degré pour l’enseignement bilingue en Alsace, déjà fortement déficitaire, sera encore plus compromise. Vraisemblablement les futurs bacheliers se désintéresseront de toute évidence des autres langues, dont l’allemand.

Par ailleurs, les formations transfrontalières supérieures communes de l’UDS, l’UHA, ou l’Université de Lorraine (cursus transfrontaliers France /Allemagne/Suisse ou Autriche) risquent d’évoluer vers des enseignement délivrés exclusivement en anglais au lieu de se faire comme à présent en allemand et en français.

L’allemand n’est pas n’importe quelle langue. C’est la langue historique standard des Alsaciens, celle du second marché de l’emploi pour nos habitants et aussi l’objet d’engagements forts de l’Etat dans le cadre du traité franco-allemand d’Aix-la-Chapelle de 2019.

En Alsace-Moselle ou même en Lorraine, il nous paraît extrêmement important que tous les étudiants aient le choix de la certification obligatoire. Notre demande, en accord avec celle de nombreux universitaires est de donner le choix de la langue, entre l’anglais et l’allemand.

 

La réponse somme toute négative de la Ministre conduit l’association des Elu-e-s pour la sauvegarde de la langue régionaleELSAM/GREDL (membre de la FEDERATION) à introduire un recours dont vous trouverez les éléments dans la pièce jointe.

La Fédération des langues régionales germaniques de France est co-requérante et vous invite à prendre connaissance de l’appel aux dons ci-joint.

Veuillez recevoir nos cordiales salutations.

Monique MATTER, Présidente de la Fédération des langues germaniques de France

Bernard STOESSEL, Président d’ELSAM/GREDL

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