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Droits de l’homme : L’Espagne laisse les prisonniers politiques basques mourir de cancer « en prison » ! – « Laissez-nous tranquilles ! / Utz gaitzazue bakean! »

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Laissez-nous tranquilles !

12 août, le soleil dans le ciel, la chaleur partout, des plages pleines à craquer, des glaçons entre les mains, … Enfin, les vacances sont arrivées au Pays Basque. Le paradis qu’on a imaginé, que nous avons tant désiré tout au long de l’année. Mais malheureusement, les vacances ne se sont pas étendues à les tous domaines, du moins pas encore, et pourtant, à mon avis les vacances dont nous avons si souvent rêvé, sont plus loin que proche.

On vient de vivre une très sombre semaine au Pays Basque, dure ; une semaine qui met en colère quiconque, même le plus insouciant ! Je vous écris furieux, car une fois de plus, le fantôme qui a affecté des dommages irréversibles parmi la société basque, n’est pas en vacances. Cette année aussi, la répression et la politique pénitentiaire féroces utilisés par les états voisins n’ont pas pris les vacances, et ils n’ont pas non plus l’intention !

Un cancer avec métastases, il veut mourir chez lui

« Donc, aujourd’hui, 8 août, dès 00:00, je commence la grève de la faim, … parce que le gouvernement espagnol allonge cette situation inacceptable, conduisant la cruauté et la haine jusqu’à une extrémité. C’est inacceptable maintenir en prison quatorze gravement malades dans le couloir de la mort ».
Ce sont les mots écrits il y a cinq jours par le prisonnier politique basque Iosu Uribetxebarria Bolinaga. Une décision difficile, inhabituelle, mais pleine de dignité. En fait, Iosu a une grave maladie comme les treize autres prisonniers politiques basques, mais le cas d’Iosu est déjà incurable, est irréversible, la mort s’approche à grand pas. Iosu a la métastase généralisée par le corps. Mais cela peut arriver à n’importe quel prisonnier, aussi à quelconque qui n’est pas en prison, n’est-ce pas ? Non, non et non ! Derrière cette situation comme beaucoup d’autres situations alarmantes, se cache la méchante politique pénitentiaire basée sur la vengeance.

Dans le cas d’Iosu, ils l’avaient diagnostiqué le cancer du rein en 2005, lorsque ils l’avaient retenu captif dans un cachot espagnol située à centaines de kilomètres de son domicile. En 2006, son avocat avait demandé de le libérer à la probation comme les lois espagnoles disaient et disent, parce que Iosu avait une maladie grave et irréversible. Cette demande avait été refusée, cependant, les rapports médicaux avaient averti du risque élevé de métastase. Et cette décision, comme on peut facilement comprendre, fait que la situation des prisonniers avec des maladies graves devienne irréversible. On sent l’envie de vengeance.

Il y a trois semaines, le 20 juillet, alors qu’ils avaient Iosu entre les quatre murs d’une cruelle prison espagnole, Iosu a été emmené à l’hôpital comme en 2005, mais cette fois, les anciennes hypothèses ont devenu une affirmation. Iosu avait des métastases. A partir de là, Iosu et sa famille, et une grande partie de la société basque, nous avons demandé la liberté de Iosu. On a clairement demandé à l’État espagnol qu’il applique ses propres lois, mais comme je viens de vous dire, malheureusement la répression et la politique pénitentiaire féroces utilisés par les états voisins ne sont pas en vacances. Iosu veut mourir chez lui, à la chaleur de la famille, dans le village qui l’avait vu naître. Par contre, au lieu ces droits que les lois espagnoles gardent, une fois de plus il a connu le visage la plus agressive de la répression espagnole. Malgré qu’ils veulent lui voler sa dignité, malgré qu’ils veulent le soumettre, Iosu a trouvé une unique solution, pas facile, mais plein de dignité : Iosu a commencé une grève de la faim. Et même si le fait de commencer une grève de la faim, au péril de sa vie, est plus proche de l’héroïsme que de la réalité, il continue avec dignité. Et cela va continuer jusqu’à qu’il puisse aller chez lui ; soit vivant, soit mort. Iosu vit en luttant, et il va aussi mourir combattant.

Le gouvernement espagnol répond « Je me fiche de ce que fait une personne d’une telle moralité »

Face à cela, la réponse du gouvernement espagnol : « Je me fiche de ce que fait une personne d’une telle moralité ». Je vous laisse apprécier cette phrase, je reste sans voix ! Néanmoins, il faut renverser cette situation pour avoir entre nous à Josetxo, Garikoitz, Inma, Iosu, Jose Angel, Iñaki, Jose Migel, Iñaki, Isidro, Jose Ramon, Gotzone, Txus, Jesus Mari et même Iosu, pour que les quatorze prisonniers graves puissent retourner chez eux, comme les lois espagnoles disent.

Si ce n’est pas assez, il y a encore plus. En plus de pas prendre les vacances, il semble que les heures supplémentaires sont effectuées par la politique pénitentiaire cruelle, car l’envie de vengeance ne se fini jamais. Les États espagnol et français sont insatiables. Cette semaine aussi, la couple et les deux enfants (l’un de douze ans et l’autre de quatorze) du prisonnier politique basque Mikel Egibar ont eu une violente collision avec un camion sur la route quand ils retournaient chez eux après visiter Mikel qui est dans la prison de Zuera (État espagnol). Les trois ont été immédiatement emmenés à l’hôpital et maintenant, leur état est « stable mais grave ».

Pour les conséquences de la politique de dispersion (c’est-à-dire, les prisonniers sont enfermés dans les prisons qui se situent loin de leur domicile) utilisée par les États espagnol et français contre les prisonniers politiques basques, les familles d’environ six cents prisonniers politiques basques sont obligés à faire des milliers de kilomètres chaque week-end, et le risque et la mort les suive à chaque instant dans les longues heures sur la route. C’est une roulette russe, et dans ce cas, il a été la tour de la famille de Mikel. Cette année, neuf accidents ont été causés par la politique de dispersion, et pendant les vingt ans que cette cruelle politique est en vigueur, il a causé pas mal de morts entre les familles de prisonniers politiques, cependant que leur seul crime est d’aimer leur parent proche.

« Laissez-nous tranquilles ! »

La politique pénitentiaire qui est en vigueur aux États espagnol et français se base sur la vengeance. On l’a vu clairement cette semaine, en fait, la politique pénitentiaire actuelle a emmené Iosu Uribetxeberria et la famille de Mikel Egibar à une très grave situation. Tout cela doit être terminé. Par conséquent, il est plus urgent que jamais de mettre à pied la cruelle politique pénitentiaire qui ne veut pas prendre de vacances. Et la seule garantie pour ça on est nous, moi et vous. Il est essentiel de débloquer cette grave situation combattant entre tous et toutes, soit au Pays Basque, soit dans les autres endroits. Ça sera l’unique chemin de finir avec ce cauchemar et pouvoir marcher aux vacances que on a toujours rêvé. Le porte-parole de la « gauche abertzale » Joseba Permach a bien déclaré ce que beaucoup ressentons : « Il peut se résumer en trois mots ce que je ressens à l’intérieur: Laissez-nous tranquilles ! »

Utz gaitzazue bakean!

Abuztuak 12, eguzkia zeruan, beroa nonahi, hondartzak leporaino, izozkiak eskua artean, … Azkenean bai, oporrak iritsi dira Euskal Herrira. Urte osoan gure adimenean irudikatu dugun paradisua, hainbeste desiratu izan duguna. Baina oporrak zoritxarrez ezin eremu guztietara hedatu, oraindik ez behintzat, eta oraindik hainbestetan amestu dugun oporraldi hori, gertu baino urrutiago dagoela iruditzen zait.

Euskal Herrian aste beltza bizitzen ari gara, gogorra, gure erraiak sutan jartzeko modukoa! Hortzak estututa ari natzaizue idazten, beste behin ere, euskal jendartean hainbeste kalte eragin izan eta oraindik eragiten duen mamua ez baitago oporretan. Aurtengoan ere, gure inguruko estatuen errepresio eta espetxe politika ankerrek ez dute hartu oporrik, eta ezta hartuko ere!

“Beraz gaur, abuztuaren 8a, 00:00 orduetatik, gose greban jartzen naiz, … gobernu espainola luzatzen dabilelako egoera onartezin hau krudelkeria eta gorrotoa muturreraino eramanez. Hamalau gaixo larri kartzelan mantentzea hiltzeko korredore kartzelarioan onartezina da”. Hauek dira Iosu Uribetxebarria Bolinaga Euskal Preso Polilitikoak duela bost egun idatzitako hitzak. Erabaki gogorra, ezohikoa, baina duintasunez betea. Izan ere, Iosuk gaixotasun larri bat baitu beste hamahiru Euskal Preso Politikoren antzera, baina Iosuren kasuan jada sendaezina da, ez du atzera bueltarik, heriotza du epe motzeko helmuga. Iosuk metastasia du gorputzean hedaturik. Baina gerta zitekeen, eta hau edozein presori gerta dakioke, baita preso ez dagoen edonori ezta? Bada ez! Ez, ez eta ez! Egoera gogor honen eta beste askoren atzean mendekuan oinarritutako espetxe politika zitala ezkutatzen da.

Iosuren kasuan, 2005eean diagnostikatu zioten giltzurruneko minbizia, bere bizilekutik ehundaka kilometrotara kokatutako espainiar ziega ilun horietako batean gatibu zutelarik.2006an, legean jasota dagoen bezala baldintzapean aske uzteko eskatu zuen Iosuren abokatuak, gaixotasun larri eta sendaezina zuelako. Ukatu egin zioten ordea eskaera hori, mediku txostenek metastasia izateko arrisku handia zuela ohartarazten zuten arren. Eta erabaki horrek, erraz uler daitekeen antzera, gaixotasun larriekin dauden presoen egoera atzeraezin bihurtzea bilakatzen du. Mendeku gosea usain daiteke.

Duela hiru bat aste, uztailaren 20an zehazki, espainiar espetxe anker bateko lau hormen artean zutelarik, 2005ean bezala, Iosu ospitalera eramana izan zen, baina oraingo honetan lehenago balizkoak zirenak baieztapen bilakatu ziren, Iosuk metastasia zuen. Orduz geroztik, Iosuk eta bere gertukoek nahiz euskal jendartearen zati handi batek Iosuren etxeratzea eskatu dugu, Espainiar estatuak bere legeetan dagoena aplikatzea aldarrikatu dugu argi eta ozen, baina esan dizuet, tamalez inguruko estatuen errepresio eta espetxe politika ankerrak ez daude oporretan. Iosuk etxean hil nahi du, familiakoen berotasunean, bizitza eman zion herriaren altzoan. Baina legeak berak babesten dituen eskubide hauen ordez, egurra da beste behin ere espainiar Estatuaren aldetik jaso duena. Duintasuna lapurtu nahi dioten arren, makurrarazi nahi duten arren, irteera bakarra aurkitu du Iosuk, ez erreza, baina duintasunez betea. Gose grebari ekin dio Iosuk, eta nahiz eta metastasia pairatzen duen pertsona batek gose greba bat aurrera eramatea heroismotik gertuago egon errealitatetik baino, duintasunez horretan darrai. Eta horretan jarraituko du, bere etxera eraman arte, bizirik edo hilda. Iosu borrokatzen bizi da, eta borrokatzen hilko da.

Honen aurrean, hona espainiar Estatuaren erantzuna: “Ez dit axola horrelako traza morala duen pertsona batek egiten duena”. Atera zuek ondorioak, nik ez dut hitzik eta. Hala ere, egoera hau irauli beharra dago, Josetxo, Garikoitz, Inma, Iosu, Jose Angel, Iñaki, Jose Migel, Iñaki, Isidro, Jose Ramon, Gotzone, Txus, Jesus Mari eta Iosu bera gure artean izateko, hamalau preso larriak etxera ekartzeko legeak dioena betez.

Hau gutxi balitz, bada oraindik gehiago. Oporrak ez hartzeaz gain, badirudi ordu estrak burutzen ari dela espetxe politika ankerra, mendeku gosea ez baita inoiz bukatzen. Ase ezinak dira espainiar eta frantziar Estatuak. Aste honetan bertan, Mikel Egibar Preso Politikoaren bikoteak et bi seme-alabek (bata hamabi urtekoa eta bestea hamalaukoa) istripua izan zuten Zuerako (espainiar Estatua) espetxean Mikel bisitatu eta etxera bueltako bidean kamioi batekin talka egin ondoren. Hirurak, berehala ospitaleratuak izan ziren eta beraien egoera “egonkorra baina larria” dela adierazi dute beraien gertukoek.

Euskal Preso Politikoen aurka espainiar eta frantziar Estatuek erabiltzen dute sakabanaketa politikaren (presoak beraien etxetik urrun kokatzen diren espetxeetan giltzaperatzea alegia) ondorioz, gaur egun dauden seiehun inguru preso politikoen senitartekoak milaka kilometro egitera behartuak dira astebururo, errepideko ordu luzeetan arriskua eta heriotza uneoro jarraika dituztelarik. Erruleta errusiar bat da, eta honetan Mikelen senitartekoei tokatu zaie. Urte honetan sakabanaketa politikak eragindako bederatzigarren istripua izan da, eta duela hogei bat urte politika hau indarrean jarri zenetik, nahikoa heriotz eragin ditu euskal preso politikoen senitartekoen artean, beraien delitu bakarra senideei maitasuna eskaintzea izanik.

Espainiar eta frantziar Estatuek indarrean duten Euskal Preso Politikoei aplikatutako espetxe politika mendekuan oinarritzen da. Pasa den astea honetan argi ikusi dugu bere ankertasuna, izan ere, gaur egun indarrean dagoen espetxe politika berak eraman baititu Iosu Uribetxeberria eta Mikel Egibarren senitartekoak dauden egoerara larrira. Guzti honekin amaitu behar da. Horregatik, inoiz baino beharrezkoagoa da oporrik hartu gabe ekin eta ekin dabilen espetxe politika maltzur hau kale gorrira bidaltzea. Eta horretarako berme bakarra gu gara, ni, zu eta zuek. Ezinbestekoa da orpoz orpo Euskal Herritik nahiz nazioartetik espetxe politika honen sustatzaileen gainean berau bertan behera uzteko presio irmoa burutzea, horrela soilik amaituko baitugu amesgaizto honekin, eta hau izango baita betidanik amestutako oporraldietara iristeko bide bakarra. Joseba Permach Ezker Abertzaleko bozeramaileak argi adierazi du une hauetan hainbatek sentitzen duguna: “Hiru hitzetan laburtu daiteke barnean sentitzen dudana: Utz gaitzazue bakean!”

 

A propos de l'auteur

- Jon Iraola Goiburu et Eñaut Lasarte Agirre sont deux jeunes militants indépendantistes basques. Eñaut Lasarte Agirre poursuit ses études sur le développement durable dans une université de Bretagne. Il collabore avec 7seizh.info sur l'actualité basque et y apporte son éclairage et son témoignage.

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