La genèse des manifestations contre l’« équitaxe » est bretonne

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Devant la préfecture
Manifestation anti équitaxe devant la préfecture de Quimper : bonnet rouge et poneys rouges !

… c’est du moins l’avis d’un de nos confrères, venu à Paris dimanche dernier.

A French mood of mutiny that has rippled through Brittany and infected teachers, farmers and shopkeepers, skipped species on Sunday when horses took to the streets of Paris to complain about tax rises “, observe , journaliste pour The Guardian. En français dans le texte : « un vent – une humeur – de mutinerie qui a traversé la Bretagne, touché les enseignants, les agriculteurs et les commerçants, et même ignoré la barrière des espèces dimanche, lorsque des chevaux sont descendus dans les rues de Paris pour se plaindre des hausses d’impôts »

En vérité, il s’agissait de poneys et non de chevaux. Mais nous pardonnerons volontiers ce détail à Kim Willsher, qui a si bien analysé l’origine de ce vent de révolte.

L’inspiration bretonne des manifestations contre l’« équitaxe », vue par la presse étrangère, est subtile mais palpable. Ici et là, elle re-surgit quand on l’attend le moins, à travers les noms et les symboles. Le collectif de la Horde française, le premier à avoir organisé des manifestations avec chevaux et poneys dans les grandes villes – bien avant le réveil des institutions équestres nationales qui ont créé leur manifestation « officielle » le 24 novembre à Paris – a spontanément choisi un cheval coiffé d’un bonnet rouge pour logo.

Et le terme d’équitaxe, qui ne saurait cacher sa parenté avec l’écotaxe – encore une fois les Bonnets Rouges ! – a été inventé par Maxime Aupetit, membre de cette même Horde. Horde qui est née… d’une rencontre transgénérationnelle et apolitique entre victimes du matraquage fiscal sous le gouvernement de François Hollande. Des gérants aux côtés de jeunes cavalières, des propriétaires de chevaux de tous âges, quelques cavaliers de haut niveau qui pour la plupart d’entre eux n’avaient jamais manifesté de leur vie. Et que dire de ces fameux “poneys rouges”, présents à Quimper, Brest et Nantes ! La Horde Bretonne a réuni une foule qui n’a pas grand chose à envier à celle de la manifestation parisienne du 24 (et ses gros titres).

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Le mot d’ordre ? «Laissez-nous travailler et vivre ! Ni subventions, ni taxes ! » La filière équestre est autonome, peu soutenue par l’argent public et… grande oubliée des médias généralistes, sauf lorsqu’elle se révolte. Les centres équestres, petites entreprises tenues (souvent à bout de bras) par leurs gérants, margent peu et ne pourront supporter une hausse de taxation sans réaction en cascade : licenciements et abattages de chevaux.

La fameuse affiche « Equi-taxe NON ! », avec ce cheval de La Horde coiffé du bonnet rouge, a fait le tour de France. L’apothéose du dimanche 24 novembre pourrait bien faire plier Stéphane Le Foll et Bernard Cazeneuve, et les forcer à enterrer leurs treize points de taxe sur cette filière… bien inspirée !

Quelques jalons de la révolte cavalière contre l’équitaxe :

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