Manifestation anti-aéroport : bilan positif pour l’ACIPA qui ne condamne pas les violences

Acipa-aeroport-nonDans un communiqué de presse, l’ACIPA dresse un bilan positif de la journée de manifestation d’hier. « Une participation inégalée » note l’association. « 63 bus venus de toutes les régions de France, deux fois plus encore que lors de la chaîne humaine », »50 et 60 000 personnes », « 520 tracteurs, deux fois plus que le 24 mars 2012 à Nantes » , de nombreux éléments accréditent d’une mobilisation très importante.

Une note inhabituelle cependant, à la fin de la communication généralement plus mesurée de l’association des opposants historiques, plane comme une menace« Il existe différentes manières de s’exprimer dans ce mouvement. Le gouvernement est sourd à la contestation anti-aéroport, il n’est pas étonnant qu’une certaine colère s’exprime. Que pourrait-il se passer en cas de nouvelle intervention sur la zad ? »

ACIPA
Communiqué des organisateurs de la manifestation anti-aéroport du 22 février.

La manifestation d’aujourd’hui a connu une mobilisation inégalée.

520 tracteurs, venus de tous les départements limitrophes ont été comptés, deux fois plus que le 24 mars 2012 à Nantes. Cela marque une implication massive du monde paysan. Les tracteurs vigilants sont prêts à intervenir sur la zad.

Il y avait 63 bus venus de toutes les régions de France, deux fois plus encore que lors de la chaîne humaine. C’est le signe d’une mobilisation nationale et de la connexion entre Notre Dame des Landes et d’autres luttes contre les grands projets inutiles et imposés.

Il y avait entre 50 et 60 000 personnes, plus encore que lors de la manifestation de réoccupation du 17 novembre 2012. Il s’agit de la plus grosse mobilisation du mouvement.

Le défilé a été festif, créatif et déterminé, avec des batukadas, salamandres, tritons géants, masques d’animaux marquant le refus de la destruction des espèces protégées et des mesures dites de compensation.
Des prises de paroles et animations ont eu lieu jusqu’à 18h square Daviais.

La préfecture avait choisit de mettre Nantes en état de siège et de nous empêcher d’être visible dans le centre ville. C’est la première fois qu’on interdit à une manifestation d’emprunter le Cours des 50 Otages. Une partie du cortège est passée par l’île Beaulieu. Une autre a essayé de passer par le trajet initialement prévu et a fait face à une répression policière violente avec tir de flashball, gaz lacrymogènes et grenades assourdissantes. Cela n’a pas empêché les manifestants de rester en masse dans les rues de Nantes jusqu’à la fin.

Il existe différentes manières de s’exprimer dans ce mouvement. Le gouvernement est sourd à la contestation anti-aéroport, il n’est pas étonnant qu’une certaine colère s’exprime. Que pourrait-il se passer en cas de nouvelle intervention sur la zad ?

Cette journée est un succès et les différentes composantes de la lutte restent unies sur le terrain. L’opposition ne fait que croître depuis 30 ans. Le gouvernement n’a pas d’autre choix que d’abandonner le projet d’aéroport !

10 COMMENTS

  1. Très bien qu’ils payent alors, la facture est très lourde….. ça dégrade fortement l’image de cette manifestation en plus. Ils prouvent simplement qu’ils sont des extrémistes présent uniquement pour être anti – tous et surtout anti capitaliste pour faire de la casse. Que l’on vire au plus vite ces gens.

    • Quelques centaines de casseurs (vu leur jeune âge apparent, ça n’était pas des fonctionnaires de police, ce coup-ci) ça ne dégrade pas l’action ou l’image du reste des 50000 manifestants.
      Comment les empêcher de nuire ? Un service d’ordre propre au mouvement ce serait la solution pour faire tampon entre ces jeunes et CRS et mobiles, et les empêcher de casser les vitrines aussi.

      • Si, cela décridibilise complètement l’action de samedi
        Cela prouve que ce mouvement ne sait pas s’organiser pour contenir les débordements parfaitement prévisible. Si, en plus, ils se fendent d’un communiqué où ils cautionnent les violences de samedi, alors c’est fini pour eux.
        Le droit de manifester est un droit inaliénable, mais ces violences doivent être condamnées. Les organisateurs de la manifestation sont responsables de sa bonne tenue, s’ils ne sont pas capables d’organiser un service d’ordre digne de ce nom.

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