Transat AG2R : CMB Performance “À 500 milles de l’arrivée !”

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Mardi 8 mai 2018, Alors qu’il reste désormais aux leaders de la Transat AG2R La Mondiale moins de 500 milles à parcourir pour rallier Gustavia, la bataille continue de faire rage et chacun espère bénéficier du meilleur angle pour rejoindre Saint-Barth. Le hic, c’est que pour le moment, l’alizé reste inconstant avec des oscillations qui dépassent 30° en direction, notamment au passage des grains qui circulent de manière désorganisée.

 

© Alexis Courcoux

Sébastien SIMON en témoigne ce mardi, alors joint par son équipe: « Ce n’est pas facile car le vent tourne dans tous les sens. Dès qu’on empanne, ça change. C’est un peu pénible mais on essaie de rester concentrés et de faire avancer vite le bateau », a, en effet, indiqué le skipper Bretagne – CMB Performance. « Les pointages ne sont pas forcément les bons et c’est assez frustrant. En ce qui nous concerne, comme on est sur une route assez centrale, on manœuvre régulièrement pour exploiter tout ce qui est possible. Il commence par ailleurs à y avoir beaucoup de sargasses et c’est usant. Il va falloir que je me repose un peu plus d’autant que la nuit dernière a été très difficile », a souligné le jeune skipper qui s’accroche tant qu’il peut. « Rien n’est joué. Adrien (Hardy) et Thomas (Ruyant) ont un peu d’avance mais il peut se passer encore beaucoup de choses. La nuit prochaine peut être agitée. On n’en sait rien. Il reste 500 milles. C’est encore un peu tôt pour en dire plus. Quoi qu’il en soit, on reste à fond pour ne rien avoir à regretter à l’arrivée », a indiqué Sébastien.

Mêmes problématiques du côté de l’équipage de Bretagne CMB Espoir : un vent irrégulier et beaucoup de sargasses !

Romain Attanasio, à la vacation de 5h : « Il fait nuit noire. On vient d’empanner. Nous essayons de faire un peu de Sud. Dès que nous avons une petite opportunité, une petite bascule de vent, nous en profitons. On est dans 25 nœuds de vent. Ce n’est pas facile. Nous avons beaucoup de grains. C’est un alizé très particulier : un ciel d’altitude très complexe, très nuageux et beaucoup de grains. Nous essayons de bien les prendre et de ne pas nous faire piéger. Ce n’est pas facile de lire le ciel. On va passer encore quatre nuits en mer dont celle-là. Je n’ai jamais eu de problème pour arriver à St-Barth : il n’y a pas de dévents. Ce qui est plus inquiétant, c’est le vent qui est très erratique et très changeant et puis nous surveillons en permanence les algues. Celui qui dort, il est obligé de se réveiller pour gérer ces sargasses… »

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