Energy Observer arrive en Estonie et en Russie

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© Energy Observer - Antoine Drancey

Jeudi 13 juin 2019,Energy Observer a quitté Helsinki hier pour traverser le Golfe de Finlande vers Tallinn sa 40ème escale du 13 au 14 juin, avant l’escale russe de Saint-Pétersbourg du 17 au 20 juin.

© Energy Observer – Antoine Drancey

Après un rythme intense d’événements à Anvers, Amsterdam, Hambourg, Copenhague puis Stockholm, l’équipe entame une seconde phase de son Odyssée en Europe du Nord. Les milliers de visiteurs enthousiastes lors des escales vont laisser la place aux milliers de milles lors de longues navigations pour atteindre le cercle polaire Arctique en août.

Tallinn est aujourd’hui une escale incontournable du Golfe de Finlande. Capitale de l’Estonie, le pays le plus digitalisé au monde (Skype, un des outils de communication favori des équipes d’Energy Observer, a été créé en Estonie) est aussi un modèle d’agriculture biologique, avec près de 20% de ses terres agricoles qui sont cultivées suivant ce modèle éco-responsable et qui placent le pays au second rang européen derrière l’Autriche. Tallinn, dont la vieille ville est inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco, partenaire d’Energy Observer, sera donc la dernière escale européenne avant Saint-Pétersbourg. La Venise du Nord, surnom de cette capitale impériale aux 400 ponts, est également inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco avec des monuments iconiques comme l’Ermitage, l’Amirauté ou le Palais d’Hiver.

Ces rivages majestueux ne sont pas inconnus de Victorien Erussard, Capitaine et fondateur d’Energy Observer, qui avait déjà participé à une course de multicoques arrivant à Saint-Pétersbourg, mais les enjeux de la région ont pris une dimension considérable. La forêt boréale représente aujourd’hui un poumon irremplaçable pour notre planète, d’autant plus depuis que les menaces contre la forêt amazonienne se précisent. La Carélie et tout le nord-ouest de la Russie sont plus que jamais le cœur culturel et historique du plus vaste pays au monde, aujourd’hui devenu un des acteurs principaux de l’avenir de notre planète. Toute politique environnementale conduite à son immense échelle aura mathématiquement un impact sur la Terre entière, et les nouvelles générations russes ont sans doute une conscience aigüe des enjeux environnementaux du 21ème siècle. La Carélie veut devenir une région pilote en énergies renouvelables et les investissements s’y multiplient.

Au terme de cette escale à l’importance incomparable, Energy Observer passera donc en mode navigation intensive, avec plus de 2400 milles marins à parcourir pour quitter la Baltique et remonter jusqu’au Spitzberg, temps fort de cette année dans le Nord de l’Europe. Le passage par la Mer Blanche a été longtemps envisagé, parce que beaucoup plus court (1700 milles) et inédit. Mais les incertitudes et les contraintes d’un passage sur des voies navigables intérieures peu fréquentées, comptant nombre d’écluses et de canaux régulés ont finalement eu raison de ce projet. Energy Observer a besoin d’espace, de mettre au point ses nouvelles ailes et leur potentiel de production hydro-électrique, avec du vent et des vagues, pour préparer les grandes traversées océaniques de l’année prochaine. Commencera donc fin juin une phase d’apprentissage intense, qui doit permettre à toutes les briques technologiques embarquées de fonctionner en parfaite synergie pour atteindre le cercle polaire Arctique dans les temps, et par tous les temps !

 

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