Affaire Fañch : une question d’indépendance !

C’est le troisième petit Fañch depuis 2017 à qui l’on refuse l’emploi du tilde sur le N de son prénom. Cette fois à Pabu, une commune proche de Guingamp (refus des services d’état civil) . Pourquoi ce refus ? Car la circulaire interdisant certains signes diacritiques (dont le ñ) est toujours en vigueur. D’abord, nous tenons bien évidemment à ce que l’on laisse tranquille cette famille en leur permettant d’écrire le nom de leur enfant comme ils le veulent et comme il se doit pour leur éviter une bataille judiciaire coûteuse et éprouvante.

Nous pensions ce problème réglé après l’affaire du petit Fañch de Quimper. Car à la suite d’une longue bataille judiciaire menée par la famille et Skoazell Vreizh, il a finalement été autorisé l’utilisation du tilde. Mais non, aussi absurde que cela puisse paraître le problème demeure. Mais ce n’est pas un simple problème, c’est bien là une attaque de l’état français visant la langue bretonne.

Alors on peut réclamer la coofficialité de la langue, “Brezhoneg yezh ofisiel”, slogan que l’on entend depuis des dizaines d’années, ce qui nous en convenons serait une avancée considérable pour le breton, mais nous optons aujourd’hui pour un autre slogan, “ñ”, qui veut dire “Bretagne indépendante, langue bretonne en bonne santé”, et Douar ha Frankiz ne se contentera pas d’un slogan. Car oui, c’est l’absence de pouvoir politique en Bretagne, l’absence de capacité judiciaire et financière qui nous font subir les décisions de l’état centralisateur français.

Sans l’indépendance, il nous sera impossible d’avoir une réelle politique linguistique efficace !

Breizh dizalc’h, brezhoneg yac’h !

Douar ha Frankiz

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