Cas de Covid-19 dans les abattoirs : réaction de Greenpeace France

Lundi 18 mai 2020, Alors que plus de cent personnes ont été testées positives le 17 mai au Covid-19 dans deux abattoirs, l’un près d’Orléans et l’autre près de Saint-Brieuc, Greenpeace France alerte sur la multiplication des foyers de contagion du Covid-19 déjà apparus dans plusieurs abattoirs du monde entier, dont la France, l’Allemagne ou encore les Etats-Unis.

L’industrie de l’élevage doit immédiatement mettre en place les mesures nécessaires pour protéger les travailleurs (par des normes d’hygiène renforcées, des équipements de protection, des installations, etc.) afin d’éviter toute transmission possible, et envisager, le cas échéant, une fermeture stricte de l’ensemble de l’abattoir.

« La crise sanitaire actuelle a mis en lumière les failles de l’industrie de l’élevage, dont la seule préoccupation est de tirer les prix vers le bas, mais la santé des travailleurs dans ces abattoirs n’a pas de prix ! explique Suzanne Dalle, chargée de campagne Agriculture chez Greenpeace. En plus du manque de considération pour le bien-être des animaux, de nombreuses études scientifiques montrent les impacts néfastes de l’élevage industriel sur le climat, l’environnement et la santé humaine. La surproduction et la surconsommation de viande et de produits laitiers nous entraînent dans une course aux prix toujours plus bas, au détriment de standards de production élevés et de la qualité. Il est plus que jamais urgent de réduire drastiquement notre consommation de viande et de produits laitiers pour amorcer une transition écologique de l’élevage et garantir des conditions de production, d’abattage et de transformation durables et saines. »

Le nombre d’animaux, leur proximité, leur confinement et leur alimentation peuvent favoriser l’émergence et la transmission de pathogènes : il est prouvé que l’élevage industriel a contribué à la propagation de maladies zoonotiques telles que   la grippe aviaire. Cependant, selon la FAO, rien ne prouve à ce jour que les animaux, y compris ceux d’élevage, jouent un rôle dans la propagation du COVID-19. Des études sont néanmoins en cours car de nombreuses questions restent ouvertes. Greenpeace demande à ce que les résultats de ces études soient connus et rendus publics dès que possible.

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