Yannick Quénéhervé : Crépuscule d’un ouvrier de la SBFM

Ainsi Yannick Quénéhervé écrit ses mémoires…. A la réception du bouquin, pas trop convaincu….  Adjoint au maire de Lanester… Délégué Cégèt…. ouvrier à la SBFM… et UDB ! Ca sentait le chef d’oeuvre à plein naseau…

Faut dire que collaborer depuis 83 dans une « liste d’union de la gauche » avec ceux-là même qui ont délocalisé les ouvriers dans la baie du Tonkin , ça me crispe le petit jésus…. Et je ne parle pas des promesses trahies pour la Bretagne…. Il y a de quoi en faire un annuaire du crime… Une encyclopédie de l’entourloupe fameuse…

Oh et puis finalement, il faut rentrer dans le bouquin. La vie de la famille Quénéhervé fait dans le morceau d’histoire. La guerre. La reconstruction. Lorient prolo. Les années 70, 80. L’auteur conte tout ça avec force précision. Dû tenir ses notes  à jour. Au cas où il se ferait interroger par le politburo de l’UDB. Pas rigoler avec ça !

Le déroulé s’inscrit dans la mémoire ouvrière. Industrie lourde. Les fonderies d’acier ! Oui dame, on a eu ça en Bretagne ! Du temps où on pensait pas que l’Occident allait être une « économie de service ». Et que tout le reste allait être fabriqué en Chine, par des gens que la classe politique occidentale prenait pour des « petits gnakoués un peu ahuris ». Ils allaient nous refourguer de la pacotille. Et nous on leur vendrait du « consulting » et du TGV.

Donc Yannick Quénéhervé nous cause de tout ça. Mots sincères. On découvre des trucs sur les conflits qui ont fait du tintouin dans le pays de Lorient… Quand il y avait encore des ouvriers dans le dit pays de Lorient… Un livre à lire ! Yannick Quénéhervé aurait tout de même pu nous éviter son préchi-précha contre le FLB et les actions clandestines.

Parce que si les représentants de la classe ouvrière avait élevé un peu le ton… voir même franchement sorti les clés à molettes… Au lieu de se grogner contre le PS tout en allant construire des alliances boîteuses avec lui… Des ouvriers, il y en aurait un peu plus dans le pays de Lorient de nos jours… Et les derniers qui restent ne voteraient pas Front National…

Mais malgré quelques péchés et beaucoup de naïveté politique, Yannick Quénéhervé ne porte pas toutes les fautes de la gauche sur le bleu de chauffe. Ses mémoires sont sincères, intéressantes et diablement précises.

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