Repensons les transports en commun vannetais

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Repensons les transports en commun vannetais

 

En cette veille de rentrée, la question des transports en commun revient dans les préoccupations quotidiennes des habitants de l’agglomération vannetaise. A l’heure où tout est mis en œuvre pour rendre difficiles la circulation automobile urbaine et le stationnement, il convient de mettre en œuvre un réseau de transports en commun limpide et efficace. Avec la disparition progressive et regrettable des compagnies de bus locales et la subordination de la communauté d’agglomération aux grands groupes, le réseau de bus et de cars scolaires ne s’est guère amélioré au fil des années : la fréquence des lignes reste basse comparée à des villes comme Lorient (bus toutes les minutes ou toutes les trois minutes) ; les lignes sont complexes et la municipalité n’a pas su tirer parti de la restructuration du quartier de la gare pour y envisager une grande gare multimodale, avec une pénétrante de Bilaire à l’hôpital pour désenclaver le centre-ville…

Toutefois, un nouveau réseau de bus efficace est encore envisageable. Il doit être suffisamment clair à appréhender pour les usagers :

–          Des liaisons nord-sud / est-ouest directes, étendues à l’ensemble de l’agglomération suivant les grands axes. Il faut donc abandonner les méandres des parcours actuels dans les quartiers (le rôle des transports en commun est d’éviter les kilomètres des trajets effectués notamment en véhicule motorisé, non de faire quelques mètres à pied) ;

–          Une ligne circulaire sur les grands boulevards ceinturant le cœur de Vannes (« un réseau en croix celtique ») ;

–          Un réseau parallèle de navettes adaptées aux personnes à mobilité réduite qui ne veulent ou ne peuvent prendre le réseau de transport classique. Ces navettes suivront des parcours spécifiques afin d’aller au plus près de leur domicile ;

–          Une gare d’échanges (gare multimodale) au niveau de l’actuelle gare ferroviaire ;

–          Des liaisons bus + bateau au prix d’un ticket de bus et compris dans les abonnements pour les résidents de l’Île-aux-Moines, de l’Île d’Arz et de la presqu’île de Séné concernant la traversée Porh-Anna-Conleau vers Kercado et le centre-ville… ;

–          Des abonnements moins chers, le ticket ne dépassant pas 50 c. l’aller-retour ;

–          Des bus s’arrêtant à votre arrêt toutes les 5 mn au maximum ; moins de 5 mn pour les heures de pointe.

La question du financement ne devrait pas se poser pour deux raisons : dans cette perspective, les bus seraient enfin remplis donc rentabilisés d’une part, et, d’autre part, il convient de pallier la baisse des dotations aux collectivités (nos impôts sacrifiés ailleurs) par la pression systématique auprès de l’Etat pour couvrir les grands travaux (comme aurait dû l’être le financement du tunnel de Kerino). A titre de comparaison, nous participons à la quasi-totalité des infrastructures franciliennes de transport pour une utilisation locale, qui ne nous concerne pas. A force de pointer du doigt les injustices et de mettre au grand jour des solutions, l’Etat et les représentants élus de ses partis seraient obligés de céder pour assurer leur pérennité.

 

Pour l’association Bemdez,

Bertrand Deléon.

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