Solo Concarneau – Trophée Guy Cotten : De la vitesse et des bonnes sensations

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Dimanche 8 avril 2018, Une nouvelle fois, la Solo Concarneau – Trophée Guy Cotten a tenu toutes ses promesses, offrant aux 24 solitaires et dix duos en lice un scénario aussi varié que complexe. Si Anthony Marchand est celui qui a déjoué au mieux tous les pièges du parcours (une boucle de 255 milles au départ et à l’arrivée de la Ville Bleue, via Belle-Ile et la pointe bretagne), Xavier Macaire a également plutôt bien tiré son épingle du jeu. Le skipper de Groupe SNEF, qui termine à la 8e place, a, en effet, toujours été dans le coup, au contact du paquet de tête.

© Christophe BRESCHI

Arrivé à 8h38 samedi 7 avril, moins de 30 secondes après son prédécesseur et à peine plus de 30 minutes derrière le grand vainqueur de la course, Xavier Macaire a donc bouclé la 42e édition de la Solo Concarneau – Trophée Guy Cotten en 8e position. « Il s’est passé plein de choses. Absolument rien n’était tracé d’avance sur ce parcours, avec cette météo ! Il y a eu beaucoup de surprises. Parfois des bonnes, parfois des mauvaises. De mon côté, j’ai essayé de faire ma stratégie au mieux. Quelques fois ça fonctionne et d’autres fois, pas du tout. Reste que globalement, je tire du positif de cette course », a commenté le skipper de Groupe SNEF, plutôt satisfait de sa vitesse et de ses sensations à bord. « J’ai régaté au contact du paquet de tête la majorité du temps et j’ai eu de très bonnes phases. Pendant un moment, j’ai oscillé entre la 5e et la 6e place. J’ai tenté pas mal de choses et cela m’a permis de confirmer ce que j’avais pu voir le mois dernier, lors de la Solo Maître CoQ (il avait terminé 3e, ndlr). J’ai toutefois un peu manqué de régularité.
Au bout du compte, le résultat n’est pas brillant mais il est correct et je vois qu’il y a du potentiel », a noté le navigateur, bien entamé par les conditions à la fois dures et changeantes avec lesquelles il a dû composer lors de ces 40 heures de mer. « Ce que j’ai trouvé le plus difficile, c’est clairement l’état de la mer. Elle était vraiment défoncée, avec une gosse houle et du clapot. Cela a rendu hyper dure la gestion du bateau. Ça a demandé d’être dessus en permanence et ce n’était vraiment pas facile de trouver les bons réglages car ça bougeait tout le temps », a ajouté Xavier qui va, dans l’immédiat, faire en sorte de recharger ses batteries, puis, ensuite, reprendre les entraînements sur l’eau. « Dans la mesure où je ne fais pas la Transat AG2R La Mondiale, je vais avoir un peu de temps devant moi pour préparer les prochaines courses, et en particulier la Solitaire Urgo – Le Figaro qui reste mon objectif principal cette année. Entre temps, je vais aussi multiplier les expériences sur d’autres bateaux que le Figaro Bénéteau puisque j’ai prévu de participer au Grand Prix Guyader en 60 pieds IMOCA. Cela va me permettre à la fois de découvrir des plus gros bateaux et de passer du temps sur l’eau », a conclu Xavier Macaire.

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