Océanopolis : La transition énergétique au cœur du parc de découvertes des océans

Brest, vendredi 5 juillet 2019, Océanopolis est le premier équipement touristique payant de Bretagne par sa fréquentation. Il fêtera en 2020 son trentième anniversaire et aura accueilli plus de 12 millions de visiteurs depuis sa création.
Ces installations se développent sur plus de 9 000 m² d’espaces de visites et 9 000 m² d’espaces techniques implantés dans un parc de 5 ha.

© DR

Aujourd’hui, Océanopolis reflète la dynamique des activités océanographiques locales et régionales dans toutes ses composantes de recherche, de technologie, d’innovation, de développement économique et de formations. Il est un acteur important de la démarche « Campus Mondial de la Mer » engagée sur le territoire.
S’appuyant sur sa forte notoriété dans le domaine de la médiation scientifique et de la protection de l’environnement, Brest métropole a adopté une démarche innovante de transition énergétique de l’équipement et d’élargissement de la médiation à l’ «efficacité énergétique ».
Cette démarche de la collectivité dans le cadre de son plan climat affirme la volonté d’une gestion durable et responsable de l’énergie.

Vers la transition énergétique
L’objectif de ce programme de travaux est d’engager la transition énergétique de l’équipement en produisant de l’électricité pour l’autoconsommation et en réduisant la consommation d’énergie afin d’économiser environ 8 % de la demande annuelle d’énergie primaire soit un gain de l’ordre de 1 680 MWhep/an, l’équivalent de la consommation de 4 écoles.

Le site est une vitrine du territoire en matière d’éducation à l’environnement avec 400 000 visiteurs par an dont 36 000 scolaires. Un objectif de médiation sur l’énergie à destination du public visitant Océanopolis est donc inclus dans le projet.
Les installations techniques permettront la collecte et la remontée des informations afin qu’elles soient mises en forme dans des dispositifs de médiations créés spécifiquement.

La production d’électricité solaire autoconsommée sera notamment retransmise en accès grand public sur la plateforme « Brest smart grid » à l’instar des installations des Ateliers des Capucins.

Les concepteurs du projet ont dû résoudre une équation complexe, visant à atteindre ces objectifs énergétiques tout en respectant les contraintes économiques, techniques et organisationnelles liées aux spécificités du site.

Des exemples de défis à relever ?
• S’équiper en matériaux résistant au vent et aux embruns,
• ne pas perturber les animaux marins et le site en exploitation,
• respecter l’architecture originale du site imaginé par Jacques Rougerie en 1990….

Tout en soignant le message pédagogique.

D’où l’idée d’installer sur le parcours des visiteurs, une coursive coiffée d’une centrale solaire photovoltaïque translucide, pour laisser entrevoir le ciel. Un moyen d’attirer la curiosité et l’attention du grand public sur les questions énergétiques. Pour ce projet Brest métropole et Brest’aim ont retenu une équipe de maîtrise d’œuvre composée de trois entreprises aux compétences complémentaires : l’expert en ingénierie du bâtiment Berim, en charge de la rénovation énergétique, le cabinet brestois Collectif d’Architectes et le cabinet d’ingénierie en énergie solaire System Off Grid.

D’importants travaux lancés pour trois objectifs majeurs
Les enjeux liés aux travaux en cours de réalisation sont :
• d’améliorer la performance énergétique des bâtiments en intervenant sur les toitures, les menuiseries extérieures et les éclairages,
• de réaliser une production photovoltaïque de 380 kWc soit plus de 2100 m2 de panneaux, en améliorant également le parcours visiteurs,
• de réaliser des outils de médiation sur la notion d’énergie et de sa maitrise.

Seront réalisés :
> Le remplacement partiel des toitures avec renforcement de l’isolation thermique (janvier-septembre 2019) et la mise en place de panneaux photovoltaïques des pavillons Tropical, Polaire et Bretagne (juillet-octobre 2019)
> La dépose et remplacement des menuiseries extérieures de la serre tropicale, du mur rideau et de la grande verrière du pavillon Bretagne (octobre 2019-février 2020)
> La réalisation d’une coursive solaire servant de coursive extérieure entre le pavillon Tropical et le pavillon polaire (septembre-décembre 2019)
> L’aménagement d’un espace de médiation sur l’énergie à destination du grand public (1er trim.2020)
> Le remplacement d’une partie de l’éclairage des bassins par des lampes performantes LED compatibles avec les contraintes aquariologiques (été 2019)

Le volet performance énergétique des travaux agira sur l’isolation thermique des bâtiments, sur l’évolution du process d’éclairage des bassins en adoptant les dernières lampes LED compatibles avec les contraintes aquariologiques et sur une production photovoltaïque auto consommée.

Ces travaux seront aussi l’occasion de traiter des problèmes d’étanchéités et d’oxydation des toitures dans l’objectif de pérenniser le bâti tout en optimisant les coûts pour l’installation des panneaux photovoltaïques.

Le volet médiation bénéficiera de l’expérience unique d’Océanopolis dans ce domaine pour la réalisation des outils spécifiques reprenant les notions de bases sur l’énergie, sa production et sa maitrise qui seront développé sur la base des travaux réalisés. Un espace dédié intégrera le parcours de visite.

La réalisation d’une « vague solaire » le long de la façade sud des pavillons tropical et polaire permettra de rendre visible la production photovoltaïque et d’améliorer le confort des visiteurs par temps pluvieux.

Financement
Le projet global représente un coût de 4 millions d’euros dont:
Etat : 1.33 millions €  (Source : pacte métropolitain et programme TEPCV  » Territoire à Energie Positive pour la Croissance Verte »)
Région Bretagne : 1.45 millions €
Brest métropole : 912 500 €
Département : 300 000 €

 

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