Galice : Le nationalisme et l’indépendantisme contre la Constitution espagnole

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Les nationalistes galiciens d’Anova dénoncent la négation de la Galice en tant que nation, le BNG dit qu’ “elle ne sert à rien” pour la souveraineté et Nós-UP indique qu’elle a été accordé par une “dictature militaire”.

Les principales forces nationalistes et indépendantistes galiciennes ne sont pas satisfaites de l’actuelle Constitution espagnole. Selon elles, elle n’est “pas utile” pour les besoins de la Galice en tant que peuple, ni pour les droits professionnels et sociaux des citoyens.
Anova affirme que l’actuelle Constitution “nie la Galice en tant que nation” et dénonce le fait que ceux qui demandent “plus de soutiens” pour la Carta Magna “la violent un jour ou l’autre”. “En ce jour où on célèbre la Fête de la Constitution espagnole, Anova – Irmandade Nacionalista veut réaffirmer sa conviction que le bien-être de la majorité sociale galicienne requiert la plénitude des droits individuels et collectifs comme peuple”, indique le parti dans un communiqué.
Par conséquent, ce dernier souhaite, en s’appuyant sur la société civile et les institutions, “lutter pour la liberté, l’égalité et la fraternité des citoyens et pour l’exercice de la souveraineté pleine pour notre nation”. Ainsi, le parti affirme que les “libérations nationale et sociale sont indissociables dans une nation sans Etat”.
“Elle ne sert à rien”
Par ailleurs, le porte-parole national du BNG, Guillerme Vázquez, a affirmé jeudi dernier que la Constitution espagnole “ne sert à rien pour résoudre les problèmes” de la Galice car la “souveraineté est la clef pour la conquête de la Galice dont nous rêvons et à laquelle nous avons droit”.
Dans une réunion organisée par le BNG où était demandée plus de souveraineté, Vázquez a indiqué que “aujourd’hui nous n’avons rien à célébrer et beaucoup à revendiquer”. “Le nationalisme galicien n’est pas appuyé par la Constitution de 1978 car celle-ci s’inscrit dans la continuité plutôt que la rupture et impose des limites à la reconnaissance juridico-politique des nations de l’Etat, et a fortiori de la souveraineté nationale”, a-t-il signalé.
Le leader du BNG a soutenu que la souveraineté des nations, la démocratie et les droits des classes populaires “ne trouvent pas de garanties dans cette Constitution”. “Aujourd’hui, 34 ans plus tard, nous n’avons rien à célébrer et beaucoup à revendiquer: la souveraineté, la démocratie, les droits qui ne sont pas protégés par cette constitution”, a-t-il continué.
Elle a été”imposée”
Enfin, l’organisation Nós-UP a dénoncé le fait que la Constitution espagnole ait été accordée par la “dictature militaire” et “imposée unilatéralement au peuple galicien et aux autres peuples également soumis à une souveraineté espagnole”.
Cette formation insiste sur le fait que la Carta Magana est le résultat des “concessions du pouvoir dictatorial national-catholique” qui a été possible grâce au rôle de forces réformatrices telles que le PSOE ou le PCE, “leurs oppositions de principe se sont intégrées aux système de libertés limitées et contrôlées qui a donné une continuité au projet impérialiste et capitaliste espagnol de toujours”.
Nós-UP insiste sur le fait que la sortie de la crise passe par un “dépassement du mode de production capitaliste” sur lequel survit l’actuelle monarchie espagnole et, par conséquent, demande “le refus d’un texte constitutionnel qui impose des graves restrictions de droits sociaux et économiques fondamentaux”.
Traduction du galicien : Aleksandr Ar Gall
Cet article est tiré du site galicien galiciaconfidencial.com avec lequel 7Seizh a un accord de partenariat.

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