Marylise Lebranchu départementaliste et démagogique


lebranchuDans un entretien avec Le Télégramme paru samedi 11 mai, Marylise Lebranchu, ministre de la décentralisation, se dit opposée à la suppression des départements. «Ça coûterait six milliards d’euros à court terme. En pleine période de crise, on ne peut pas se permettre ça». Des propos qui ne manqueront pas de surprendre. On ne voit pas comment la suppression d’un niveau du millefeuille institutionnel serait de nature à coûter plus d’argent ? Si on supprime les 260 conseillers généraux de la Bretagne historique en déléguant leurs fonctions et attributions aux conseillers régionaux, c’est déjà une économie substantielle : 2500 euro en moyenne mensuel d’indemnité par conseiller x 260 que x 12 (mois) que x 6 (ans)… c’est déjà un peu d’argent d’épargné, puisqu’il faut épargner nous dit-on !

Les services, sociaux notamment principale charge des départements, resteraient sur la zone géographique de chaque département mais on peut penser que là aussi des économies seraient réalisables en régionalisant les directions. Les innombrables doublons comme la culture, le tourisme… et même parfois l’économie… seraient rassemblés sous la responsabilité de la Région qui a toute les compétences pour gérer aussi les collèges, un travail relevant des départements aujourd’hui. Idem pour les routes. Si le pont de l’Iroise par exemple, avait été du ressort de la Région, on peut penser qu’il aurait coûté nettement moins cher aux Finistériens…

Les conseillers régionaux seraient alors débordés de travail et éloignés des réalités ? Elus par listes départementales, ils sont bien représentatifs des territoires et, théoriquement, bien au fait de la réalité du terrain. Et, il faut croire que les élus régionaux ne sont pas trop pris par leur travail puisque pas moins de deux ministres, Marylise Lebranchu et Jean-Yves Le Drian ont gardé leur mandat de conseiller régional, et l’indemnité qui va avec (2000 euros), malgré la somme de travail qu’ils sont censés avoir à un poste ministériel. Quant au président du groupe PS au Conseil Régional, Richard Ferrand, il a également le temps d’être député de la République ! On peut en conclure que le boulot de simple conseiller régional n’est pas trop prenant et qu’une augmentation de la charge de travail de chaque élu de l’assemblée bretonne ne serait pas insupportable si en plus, par exemple, on interdisait le cumul des mandats.

Rappelons le point deux de la plateforme « Libérons les énergies en Bretagne » (galvpondi.net) dont la mise en place aurait l’avantage de renforcer économiquement la Bretagne, de simplifier les institutions et donc de faire des économie contrairement à ce qu’affirme la ministre Marylise Lebranchu :

Les premiers signataires demandent instamment «de prendre sans attendre les dispositions nécessaires permettant la réunification de la Bretagne. D’engager dans ce cadre nouveau, la création d’une collectivité unique, fusion des départements et de la région. Ce qui est possible en Alsace devrait l’être aussi en Bretagne ! ». Voilà ce que Marylise Lebranchu refuse et se sent obliger de répéter à chacune de ses interventions en se faisant le chantre réactionnaire du maintien des départements, institution datant de Napoléon et totalement dépassée pour répondre aux défis du monde moderne d’aujourd’hui.

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