Spéculation foncière : Gwened / Vannes 2014 soutient logiquement la proposition corse.

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L'Hôtel de ville de Vannes
L’Hôtel de ville de Vannes

Paul Giacobbi, président du conseil exécutif de Corse (organe exécutif de la Collectivité territoriale de Corse), s’élève contre la spéculation foncière. Sa proposition étonne les Français : résider en Corse depuis au moins 5 ans avant de pouvoir y acheter.

Qui peut en effet ne pas comprendre la limpidité de la réaction de Jean-Guy Talamoni face à cette levée de boucliers ? : “Je n’ai pas envie que mes enfants ou mes petits-enfants s’installent dans une HLM de la banlieue de Marseille ou du 93 parce qu’un mec fortuné a tout acheté.”

Gwened / Vannes 2014 souscrit entièrement à cette proposition qui entend limiter l’accès à la propriété en faveur de la population active et d’une économie saine. Certains de ses membres sont à l’origine du groupe « la Bretagne n’est pas à vendre », hébergé par un réseau social, qui comptait plus de 2000 membres avant d’être mystérieusement censuré. Ils ont largement expliqué ce phénomène qui touche principalement notre littoral. Face au centralisme des décisions et de l’économie, la Bretagne est vendue au plus offrant, les Bretons doivent s’exiler ou bénéficier du droit au logement social.

Il n’y a qu’à observer la dérive de notre ville de Vannes : centre-ville moribond, « urbanisation palliative » totalement désordonnée, non pensée, destructrice de liens sociaux et de l’environnement. En somme, une politique catastrophique menée par la majorité UMP et validée par l’opposition PS et assimilés de la municipalité vannetaise.

La proposition corse ne devrait qu’être une première mesure mais il ne faudra pas attendre le courage des élus actuels pour nous sortir de la politique d’aliénation du peuple breton : ils mènent localement une politique visant à la confiscation et à la destruction sociale et économique au profit d’une France réquisitionnant nos richesses. Ce principe est l’essence même de leurs partis politiques.

Si la Bretagne veut sortir de la spirale spéculative, de la dette et du marasme dans lesquels la France nous enfonce, il faudra prendre notre destin en main, au sein de l’Europe des peuples en plein éveil (Flandres, Ecosse, Pays de Galles, Pays Basque, Catalogne…).

 

Pour Gwened / Vannes 2014,

Bertrand Deléon.

11 Commentaires

  1. avez vous déjà entendu parler des droits de succession cher claude Guillemain ?
    un décès, entraine une succession. quand vous etes 2 héritiers d’une maison ancienne sur le littoral sud breton, au hazard, sur la commune d’arzon ou de sarzeau. les prix de l’immobilier, fixés par les agences, et les notaires ont bien augmentés ces dernieres années. la succession doit etre reglée dans les 6 mois suivant le déces. donc avec l’augmentation, le notaire, va faire une estimation moyenne voir haute. il ne sous estimera jamais un bien.

    vous etes deux, donc vous avez le droit a 2 x 100 000€ d exonération. vous etes taxé sur le reste.

    une maison moyenne, qui coutait 150 000 ffrs dans les années 75 / 80, vaut maintenant, sans forcer, sans vue mer, dans une petit village de ces communes entre 400 et 600 000€.

    vous etes donc taxés sur les 200 a 400 000€ restant apres l’exonération…
    la taxation moyenne est de 27 a 30% soit 60 000 a 120 000€ a débourser dans les 6 mois.

    si vous ne pouvez pas vous acquiter de cette somme, vous pouvez echelonner sur maximum 16 semestres soit 3750 a 7500 € a débourser tous les 6 mois durant 8 ans…

    pour des travailleurs lambda, qui n’ont pas été expatriés au maghreb, ou qui n’ont pas fait carriere dans des metiers qui rapportent plus de 5000 ou 6000€ par mois, c’est pas tres facile a payer… surtout quand un des deux héritiers et étudiant (comme dans notre cas) et l’autre simple smicard, marié avec 2 enfants a charge…

    certes il y a des vendeurs, mais la plupart du temps, ils prefereraient garder ces biens familiaux dans la famille depuis plusieurs générations.

    alors une solution, je n’en vois pas. l’augmentation et la spéculation nous a mis dans une situation qui empire. et ce n’est pas pres d’arriver…

    apres, si vous preferez claude, que la majorité de nos villages du littoral de Bretagne sud soit exclusivement peuplés 2 mois par an par des touristes, c’est bien, mais les mairies s’en mordront les doigts tot ou tard quand il n’y aura plus aucun travailleur pour s’occuper de ces touristes…

    la majorité des travailleurs de la presqu’ile de Rhuys ne peuvent plus habiter, et meme louer une maison et sont obligés de “s’expatrier” à 20 ou 30 km au nord de vannes..

    vous me direz, vous n’avez qu’a habiter dans cette maison… quand il est difficile de trouver un travail sur une presqu’ile sauf quand on bosse dans le tourisme, la restauration, les services ou la vente et reparation de bateaux, vous etes obligés de faire 2 x par jours 60 km aller retour… au prix actuel de l essence et du gazoil, ca devient difficile, quand on voit en plus l’augmentation du foncier et des taxes d’habitation…

    • La spéculation immobilière sur le littoral breton n’a rien à avoir avec du libéralisme, mais tout à voir avec du capitalisme de connivence.
      Le système est bien rôdé.
      Il y a collusion entre institutions publiques et multinationales au détriment de l’humain et du petit entrepreneur.
      On appelle cela le« capitalisme de connivence » ou « de copinage » (« crony capitalism »). L’économiste Charles Gave y voit si peu de rapport avec la liberté d’entreprendre qu’ils préfère parler de « social-clientélisme », véritable « maladie de la démocratie ».
      « Le « capitalisme de connivence », ou le « capitalisme politique » comme l’appelle l’historien Gabriel Kolko, est le résultat de l’étatisme et d’une forme de corruption des élites : les grandes entreprises, de plus en plus inefficaces et bureaucratisées, réagissent au libre marché et à la concurrence en se tournant vers le gouvernement pour réclamer davantage de réglementations, de protections, ce que Bastiat appelait la « recherche de rentes ».
      De même, les grandes banques brandissent la menace du « risque systémique » pour exiger un renflouement par l’État ou par la banque centrale suite à leurs erreurs », explique à ce propos Wikibéral.
      http://www.wikiberal.org/wiki/Accueil

  2. Inutile d’appeler “Au feu, les pompiers”, ce sont les Bretons eux-mêmes qui doivent trouver la solution. Quand on assiste, impuissant, à la vente des maison du littoral et que l’on crie au scandale, peut-on imaginer que s’il y a un acheteur il y a aussi un vendeur. Et la France, l’Europe ou la planète Mars n’y peuvent rien. C’est une alternative qu’il faut trouver au niveau des vendeurs.

    • Voici la reponse du bon gros francais qu’on enntend depuis des annees. L’explication est dans le texte de BD. Le centralisme amene l’exode et la vente. Les Bretons ne peuvent choisir. Oser dire qu’ils choisissent de vendre est tres meprisant.

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