Bonnets Rouges : ils promettent des manifestations radicales au printemps

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Samedi 8 mars, les Bonnets Rouges de toute la Bretagne étaient réunis à Morlaix pour leurs Etats Généraux. Ces mêmes Bretons, qui avaient bloqué les routes françaises et détruit des portiques Ecotaxe avec des manifestations parfois violentes depuis août dernier, ont promis des manifestations “plus radicales” si le gouvernement ne les entend pas sur les 11 revendications exprimées samedi. Comme un geste de défi à l’administration française, ils ont fermement invité le président François Hollande à venir en Bretagne pour entendre leurs doléances.

Les Bonnets Rouges, ce mouvement qui comprend les employeurs, les agriculteurs, les pêcheurs, les salariés et les militants politiques sur les 5 départements de la Bretagne historique, ont réitéré leur demande pour le retrait de l’écotaxe et ont appelé à une plus grande décentralisation pour amener la prise de décision dans une Bretagne bien loin de Paris à tout point de vue.

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Ils ont également appelé à la reconnaissance officielle des langues régionales, au breton comme langue officielle, le développement des infrastructures bretonnes et le retour de la Loire-Atlantique, dont la ville principale Nantes est le port d’attache du Premier ministre Jean-Marc Ayrault, en Bretagne. Le retour de la Loire-Atlantique en Bretagne est une demande récurrente du nationalisme breton depuis 1955 et la création des régions administratives qui avait placé le département dans une autre région.

“S’il n’y a pas de réponse du gouvernement ou le président de la République, de toute évidence, il y aura un printemps des Bonnets Rouges, qui sera beaucoup plus radical”, a déclaré le porte-parole Thierry Merret durant le meeting.

Bonnets Rouges : la détermination se renforce en Bretagne

“Nous avons déjà réussi à forcer le gouvernement à faire marche arrière”, a déclaré le maire de gauche Christian Troadec, l’autre leader du mouvement. “Demain, si besoin est, nous avons 50.000 personnes dans les rues”. Les autorités françaises s’inquiètent de cette fronde bretonne qui ne s’éteint pas malgré près de 6 mois de mobilisation.

Le choix de Morlaix, la ville de Marylise Lebranchu, Ministre de la Réforme de l’Etat, de la Décentralisation, pour y tenir les premiers Etats Généraux de Bretagne apparaît comme un pied de nez à un gouvernement français en grande difficulté. Depuis le rassemblement de 30000 personnes à Carhaix le 30 novembre dernier, les portiques Ecotaxe ont continué de tomber, les radars ont brûlés, et les mobilisations rapides pour des actions diverses perdurées.

Dans un contexte économique et social catastrophique, il est difficile de savoir ce que les revendications de la base des Bonnets Rouges peuvent engendrer. L’exaspération des salariés qui perdent leur emploi, des chefs d’entreprises qui mettent la clé sous la porte, des agriculteurs qui travaillent pour ne rien gagner sont autant de foyers de colère imprévisibles. Les principaux acteurs de terrain sont sous surveillance discrète des personnels des services de renseignements français, qui redoutent une volonté d’émancipation plus grande qu’elle n’y paraît. Une volonté qui pourrait passer de l’autonomie à une demande de “plus d’indépendance”

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38 Commentaires

  1. C’est sur que les leaders seront surveilles de pres, mais de plus en plus de gens sont prets a agir clandestinement, par des actions plus ou moins sporadiques et etendues sur tout le territoire.

    Comme tous les symboles de l’etat sont des cibles potentielles, il va falloir qu’ils recrutent salement pour etre partout …

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