España eleccións generales

Le 20 décembre, le PP perdra le pouvoir central espagnol. Le PP et le PSOE son les deux problèmes que fabriquât l’Espagne post-franquiste. Ce duopole fut désastreux pour les finances publiques, mais aussi pour une gestion des autonomies ; les institutions madrilène, centralistes et bourbonistes léguées par le « démocrate » Franco (celui que les pouvoirs des alliées d’après-guerre laissèrent en place jusqu’en 1974, et laissèrent mourir dans son lit), ces institutions ne fonctionnent plus ; elles furent un objet politique de diplomatie technocratique sur le modèle Union Européenne, dans les années 1974.

Le 20 décembre tous les partis auront leurs candidats pour le Congrès à Madrid ; il est évident que ce qui se développe en Catalogne ne pourra qu’étonner encore une fois.

Portada ARA 30102015Si pour le 27S, les associations des indépendantistes forcèrent à l’union d’ERC [Esquèrra Republicana Catalana, Gauche Républicaine Catalane] e CDC [Convergència Democratica de Catalunya, Convergence Démocratique de Catalogne], ces deux partis partent divisés pour les générales espagnoles de décembre ; l’extrémisme et dogmatique CUP Països Catalans est plus clair, il ne participera pas à ces élections. Dans les trois cas, l’erreur peut couter.

Il est bon de redonner les noms des associations qui permirent la fusion de ces deux partis de gauche et de droite modérées : Òmnium Cultural, Assemblea Nacional de Catalunya, Associació dels Municipis Independentistes ; trop souvent oubliés de la presse française. Le mouvement indépendantiste catalan est basiquement un mouvement de citoyens dans un État dont le régime de la personne est toujours celle que nous avions avant 1792, celle du sujet du roi, face à une masse catalane de citoyen très actif pour demander pacifiquement l’indépendance.

20D, les partis dits régionalistes (comme les malheureux rédacteurs français sont obligés d’indiquer systématiquement dans leurs rédactions parisiennes) ne sont jamais unis pour ces élections, ni dans leurs régions administratives espagnoles, ni en Espagne, et souvent unis par forces dans un parlement espagnol qui est toujours plus impérialiste et constitutionnaliste.

Ce qui s’est passé au Sénat, Paris, ressemblent beaucoup à ce qui se déroulera à Madrid après le 20 décembre en Espagne ; ce qui est sûr c’est que le doctorant en droit Mariano Rajoy (et qui ne connait pas la constitution espagnole) n’aura plus le pouvoir absolu en Espagne après le 20 décembre 2015.

L’instabilité politique se profile en Espagne ; une raison de plus pour les Catalans de sortir de ce système politique, pauvres ceux qui resteront.

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