Brevet : pas de correction pour les épreuves de sciences écrites en basque

0

Mardi 3 juillet 2018, Le rectorat a donné la consigne de ne pas corriger les épreuves de sciences écrites en langue basque par les 180 collégiens de Seaska. Il en est de même pour les copies écrites en breton pour l’épreuve de mathématiques. La fédération prépare une mobilisation pour dénoncer la décision.

En partenariat avec le média Mediabask et avec leur accord nous partageons leur information

 

Mobilisation devant le collège Piarres Larzabal de Ciboure.

Les copies écrites en langue basque pour l’épreuve de sciences du brevet des collèges ne seront pas corrigées. C’est la consigne donnée par le rectorat, comme nous l’a confirmé la directrice du collège Manex Erdoraintzi Etxart de Larceveau, Céline Tourreuil. Les correcteurs qui corrigent les examens aujourd’hui et demain ont eu l’interdiction de corriger les copies en basque des 180 élèves scolarisés à Seaska.

 

 

 

Par le biais du site Bretagne.info, nous apprenons également que le rectorat a envoyé des inspecteurs pour empêcher la correction des copies de mathématiques écrites en breton. Malgré l’interdiction du rectorat, quinze élève du lycée Diwan de Carhaix-Plouguer avaient décidé de rendre leurs copies de mathématiques en breton pour l’épreuve du bac. En Bretagne, seule l’épreuve d’histoire et géographie peut être passée en breton. Pas les maths ni les sciences.

Au Collège Argia de Mauléon où sont rassemblés des professeurs pour les corrections depuis ce mardi matin, les copies de sciences rédigées en langue basque ont été reprises à l’un d’entre eux qui souhaitait les corriger. Malgré ses protestations, ces copies ont été “renvoyées à Bordeaux”.

Selon la directrice du collège de Larceveau, il s’agit d’une très mauvaise nouvelle. “Ce qui nous a été permis l’année dernière nous a été refusé cette année”. Les élèves de Seaska avaient également passé leur épreuve de sciences en langue basque l’an dernier, malgré la menace qu’il n’y ait pas de correction. Le rectorat avait quand même laissé corriger les copies.

Hur Gorostiaga, directeur de l’association des ikastola, déclare qu’il s’agit d’une conséquence liée à un choix politique. “Une interdiction qui ne provient pas de Bordeaux, mais de Paris”. Seaska est en traind’étudier quelle réponse apporter à cette situation. C. Tourreuil annonce qu’ils organiseront une mobilisation pour exprimer leur colère et mécontentement.

Bonjour, laissez ici votre commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.