Drheam Cup : Nicolas Troussel « Les sensations sont là »

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Samedi 28 juillet 2018,Cette 2e édition de la Drheam Cup – Destination Cotentin s’annonçait riche en enseignements et elle n’a pas déçu. Même si les conditions rencontrées sur les 700 milles du parcours entre La Trinité-sur-Mer et Cherbourg, via le Fastnet et Wolf Rock ne ressembleront très certainement pas à celles que Nicolas Troussel retrouvera sur la Route du Rhum – Destination Guadeloupe, elles ont permis au skipper du Class40 Corum de valider un certain nombre de points techniques, retrouver des sensations en solitaire en mode course après quatre années consacrée à la navigation en équipage mais aussi de décrocher sa qualification pour la reine des transats. A l’arrivée, le bilan est plutôt positif pour un premier galop d’essai car si le Finistérien termine 6e, il a montré qu’il était dans le coup et qu’il rivalisait déjà avec les meilleurs quelques semaines seulement après le début de sa préparation. Entretien.

 

© DR

Nicolas, que retiendrez-vous de cette Drheam Cup ?

« Pas mal de choses en fait, car même si la course a beaucoup été marquée par les petits airs, elle a offert de nombreuses phases intéressantes au reaching, au portant mais aussi au près. Il a fallu s’adapter en permanence face à une bonne partie de la concurrence du Rhum. La hiérarchie s’est dessinée au fur et à mesure de la course mais dès que l’on a rencontré des conditions un peu plus dures et qu’il a fallu faire du reaching un peu musclé, le trou s’est fait naturellement entre les six premiers et le reste de la flotte. »

Quels sont les plus, quels sont les moins ?

« Les moins : j’ai fait le choix de ne pas faire de Code 0 par rapport à la Route du Rhum mais cette voile m’a manqué terriblement sur le début du parcours compte tenu de la météo que nous avons rencontrée. Les plus : je suis content de m’être senti bien sur le bateau et avec moi-même. C’est important car ce n’est jamais évident de renouer avec le solo. J’ai également parfaitement pu identifier les points sur lesquels je vais devoir travailler d’ici à la transat. Je sais que je vais devoir me concentrer sur certaines manœuvres, mais aussi sur tout ce qui est électronique et performance du bateau. »

Vous avez, en tous les cas, montré que vous étiez (déjà) parfaitement dans le match…

« C’est vrai. Ce matin, à un moment, j’étais même deuxième. Au final, je termine 6e, pas très loin du premier. Je sais que même sans naviguer à mon meilleur niveau, j’arrive à titiller les meilleurs et ça, c’est bien, surtout que pour la petite histoire, j’ai pris un casier bien avant le raz Blanchard. J’ai mis un certain temps à m’en rendre compte mais quand le vent a molli, c’est devenu dur de sentir le bateau. J’ai dû attendre l’étal et plonger pour aller l’enlever. Sur ce coup, j’ai perdu deux places. »

 

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