Colère des agriculteurs : la FDSEA avait mis en garde maintes et maintes fois

Quimper, le 22 septembre 2014, suite aux événements survenus tout au long de la semaine dernière dans le nord Finistère où les légumiers ont voulu attirer l’ attention des pouvoirs publics en menant plusieurs opérations « choc » , la FDSEA fait une mise au point :

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 Colère des agriculteurs :

                                                   la FDSEA avait mis en garde maintes et maintes fois !

 

Le premier avertissement a été donné le 5 décembre 2012 à Morlaix (déjà !). A l’initiative de  la FDSEA, les acteurs de l’économie de production (agriculteurs, artisans, commerçants, …) se sont rassemblés pour lutter contre les freins qui jalonnent le parcours du combattant des entrepreneurs[1]. Près d’un millier de personnes ont exhorté le gouvernement à remettre l’économie de production au cœur des décisions. Pourtant, rien n’a changé, au contraire !

 Depuis, dans ses expressions et ses rapports d’orientation, la FDSEA ne cesse de dire STOP au monstre administratif qui ronge peu à peu les agriculteurs et asphyxie notre économie. La FDSEA exige un cadre législatif et réglementaire simple, pragmatique et stable pour permettre aux entrepreneurs de se projeter dans l’avenir. En ce sens, le rapport de la mission de lutte contre l’inflation normative[2] publié en mars 2013 répond pleinement aux attentes de la FDSEA : desserrer l’étau des contraintes et libérer les énergies. Pourquoi ce rapport reste-t-il au placard ? En avril 2013, la FDSEA avait pourtant incité Stéphane Le Foll à s’en servir lors de son déplacement dans le Finistère.

Le gouvernement n’écoute pas ses paysans ; pire, il se moque d’eux en instaurant toujours plus de contraintes et toujours plus de contrôles. Qui peut résister à une telle pression ? En poussant les paysans dans leurs derniers retranchements, le gouvernement ne peut s’étonner de leur colère. La FDSEA prône un changement radical du rôle de l’administration française[3] : au lieu de pénaliser la compétitivité des entreprises, elle doit avoir un rôle de facilitateur de développement économique et d’emplois productifs. Il est urgent que l’administration soit au service de l’entrepreneur, du citoyen, de l’économie et de l’emploi pour remettre la France sur le chemin de la croissance.

 

Thierry Merret

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