Prix Duguesclin/Blanche Hermine, le jury : Mouss Kelaï, chanteur du groupe Mass Hysteria, jury : la Bretagne, positif à bloc !

Le jury des Prix Duguesclin et Prix de la Blanche Hermine a partiellement été dévoilé en conférence de presse samedi à Nantes. Nous vous présentons ces Bretons qui, avec dérision, ont décidé d’affirmer leur modernité dans leur bretonnité et leur ouverture au monde. Loin du repli identitaire qu’agitent certains politiques comme un chiffon rouge pour discréditer toute forme d’affirmation de soi comme Breton, ils prouvent, s’il en était besoin, la vivacité de cette Bretagne qui existe, qui vit, qui travaille et qui gagne !

Lors du passage des Mass Hysteria au Hellfest à Clisson en juin 2013, Mouss Kelaï, le chanteur, avait conclu le concert par un cri du coeur. « Nantes, c’est la Bretagne ! » devant 40.000 personnes avec une main sur le coeur. C’était certain, cet homme-là aimait la Bretagne qui va de Clisson à Ouesssant !

Il fera partie du jury pour les Prix Duguesclin et Prix de la Blanche Hermine qui sera remis le 21 février 2015 à Nantes.

 

P1D2363062G_px_640_« Salut !
Je suis Mouss, chanteur du groupe Mass Hysteria.  20 ans que le groupe existe à l’initiative de trois Bretons « montés à la capitale ».
Je suis né a brest meme le 2 janvier 1971, d’un père algérien et d’une mère brestoise. Je suis un vrai beur demi-sel.
La bretagne est un terrain de jeux merveilleux quand on est gosse. Hallucinant même !

Du camping sur la côte aux plans stop pour aller a un festival au fin fond d’un bled que personne ne connaît. Je me rappelle le Tamaris par exemple où j’ai vu le groupe Fishbone et j’ai eu le déclic de faire le con sur scène. Quand je vois aujourd’hui tous les festivals que regorge le secteur, c’est incroyable,  un par clocher !

concert13029_3Je passe les jeux de rôles grandeur nature dans des lieux et décors de légendes à faire pâlir Peter Jackson.
Bref ! Ça, c’était mes 20 premières années, un terrain de jeux merveilleux je vous dis !

Donc après un passage à la fac, qui n’aura abouti à rien, il a fallu partir travailler. Lyon pendant quelques années puis la Haute-Savoie avec une poignée de Bretons, toujours…

Et c’est là que le mal du pays apparaît et quand on nous demande « T’es de où toi? ». On réfléchit deux secondes juste pour trouver le ton, la note et c’est parti…une symphonie démarre. Un freestyle digne de Miles Davis pour ceux qui sont plus jazz.

Les gens sont souvent contents de dire qu’ils ont un pote breton ou qu’ils connaissent un breton au boulot en concluant « Hé… c’est pas une légende… vous autres, vous savez faire la fête! ». Avec un clin d’œil disant « Ça picole et ça enterre tout le monde » !

On ne réalise vraiment ce que la Bretagne représente que lorsqu’on la quitte. Pour moi en tout cas je n’en parle plus de la même façon. C’est rock’n’roll quand on y est, mais du Mozart quand on en parle.

J’habite Paris depuis 15 ans et chaque été je fais découvrir la Bretagne à mes trois enfants surtout l’île de Molène où ma femme a des oncles marins-pêcheurs… attention les stations ! C’est du lourd, du très lourd ! Du gaziers taillés dans du menhir qui relèvent des casiers de homards et de crabes par tous les temps. Je ne parle même pas des repas entre ce que l’on bouffe et ce qui se dit… du Auguste Le Breton pur jus !

Voila en quelques mots d’où je viens et où j’en suis avec la Bretagne !

Kenavo et toujours… positif à bloc !

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