Vers une annulation des municipales? réaction de Yann Le Baraillec

Mercredi 27 mai 2020, Elections municipales : réaction de Yann Le Baraillec, candidat à Vannes en mars 2020,  suite aux décisions du Conseil d’Etat

Les nouvelles décisions ci-dessous du Conseil d’Etat révèlent qu’il y a un doute sur la sincérité du scrutin du 1er tour des élections municipales du 15 mars 2020 au plus haut niveau de l’Etat ce qui confortent les plus de trois milles recours en annulation ayant été déposé par des candidats dans toute la France parfois assorti d’une QPC (Questions Prioritaires de Constitutionnalité) comme je l’ai fais au Tribunal Administratif de Rennes.

=> https://www.conseil-etat.fr/…/arianeweb/CE/decision/…/440217
=> https://www.conseil-etat.fr/…/arianeweb/CE/decision/…/44033

La situation est sans précédent dans notre histoire politique contemporaine.
Le contexte actuel de la crise sanitaire fragilise gravement tous les pans de notre société, notre système de santé, notre système économique et social, mais également nos institutions démocratiques.
Dans 1250 communes de France représentant près de neuf millions d’électeurs, des maires ont été élus au 1er tour avec… moins de 25% des suffrages:
David Robo a été élu maire de Vannes avec seulement 19,75% des inscrits!
La qualité d’une démocratie représentative ne se mesure-t-elle pas à sa légitimité?
D’une manière plus générale de nombreuses autres questions se posent:
Le scrutin du 15 mars 2020 a t-il été libre et universel ? Et s’il ne l’a pas été, la loi d’Urgence du 23 mars peut-elle en sacraliser le résultat ? La déconnexion entre les deux tours est-elle inconstitutionnelle? L’élection respecte-t-elle l’exigence constitutionnelle de sincérité du scrutin?
Je me réjouis que le Conseil constitutionnel soit enfin saisi par le Conseil d’Etat de ces questions par la voie de deux QPC (Questions Prioritaires de Constitutionnalité).

Les élections municipales n’auraient pas dû être maintenues. Il est, maintenant, regrettable que le gouvernement ait précipité, en pleine crise sanitaire, l’installation de nouveaux conseils municipaux issus de résultats du 1er tour faussés.
La seule issue démocratique de bon sens est de refaire un scrutin local en 2021, avec des nouveaux programmes électoraux prenant en compte la crise sanitaire, économique et sociale. Monsieur David Robo l’a, en partie, reconnu lui-même en déclarant que “ce mandat ne ressemblera pas à celui que nous avions imaginé il y a encore quelques semaines”.

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