décembre 8, 2022

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L’Allemagne et Israël célèbrent les 50 ans du massacre olympique de Munich

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MUNICH (Allemagne) (AFP) – Lundi, les présidents allemand et israélien commémoreront le 50e anniversaire de l’attentat olympique de Munich, espérant qu’un accord d’indemnisation tant attendu pour les familles endeuillées les aidera enfin à se remettre de cet incident tragique.

Une dispute sur l’offre financière de Berlin précédemment aux proches des victimes avait menacé de gâcher la fête, les membres de la famille prévoyant de la boycotter.

Mais un accord a finalement été conclu mercredi pour donner à Berlin 28 millions d’euros (28 millions de dollars) de compensation. Il voit aussi pour la première fois la reconnaissance par l’Etat allemand de sa « responsabilité » dans les échecs qui ont conduit à la mort de 11 Israéliens.

Le président allemand Frank-Walter Steinmeier a admis dimanche qu’il était « honteux » que Berlin ait mis si longtemps à parvenir à un accord avec les familles des victimes.

« Nous avons toujours refusé de reconnaître la douleur du défunt », a déclaré Steinmeier lors d’un banquet officiel organisé en son honneur, l’Israélien Isaac Herzog.

« Et pendant trop longtemps, nous n’avons pas voulu admettre que nous avions aussi notre part de responsabilité. C’est à nous d’assurer la sécurité des athlètes israéliens », a-t-il déclaré.

Avant la cérémonie de lundi à la base aérienne de Fürstenfeldbrook où la prise d’otages a atteint son apogée tragique, le responsable allemand chargé de lutter contre l’antisémitisme, Felix Klein, a déclaré qu’il était temps de s’excuser.

« Je pense que le président trouvera les mots justes lors de la relance de lundi », a-t-il déclaré au groupe de presse Funke.

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« Pas peu d’efforts »

Le 5 septembre 1972, huit hommes armés du groupe armé palestinien Septembre noir ont fait irruption dans l’appartement de l’équipe israélienne dans le village olympique, tuant deux Israéliens et prenant neuf Israéliens en otage.

La police ouest-allemande a répondu par une opération de sauvetage ratée au cours de laquelle les neuf otages ont été tués, ainsi que cinq des huit preneurs d’otages et un policier.

Les jeux étaient censés montrer la nouvelle Allemagne 27 ans après l’Holocauste, mais au lieu de cela, ils ont ouvert une profonde rupture avec Israël.

En 2012, Israël a publié 45 documents officiels sur les meurtres, y compris des documents particulièrement déclassifiés, qui critiquaient la performance des services de sécurité allemands.

Les rapports comprenaient un compte rendu officiel de l’ancien chef du renseignement israélien Zvi Zamir, qui a déclaré que la police allemande « n’a fait aucun effort pour sauver des vies humaines ».

Inhumain et incompréhensible

Les proches endeuillés ont lutté au fil des ans pour obtenir des excuses officielles de l’Allemagne, l’accès aux documents officiels et une indemnisation adéquate de plus de 4,5 millions d’euros au départ.

Récemment, il y a à peine deux semaines, des proches des victimes ont déclaré qu’on leur avait proposé 10 millions d’euros – y compris le montant déjà offert.

Anki Spitzer, dont le mari Andre Spitzer a été tué lors de la prise d’otages, a qualifié l’émission précédente d' »humiliante ».

« Je suis rentrée avec les cercueils après le massacre », raconte-t-elle à l’AFP. « Vous ne savez pas ce que nous avons vécu au cours des 50 dernières années. »

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Herzog a souligné la douleur à laquelle sont confrontés les proches en deuil, affirmant qu’ils « montaient simplement un mur » chaque fois qu’ils tentaient de soulever la question avec l’Allemagne ou même avec le Comité international olympique.

« Je pense qu’il y a eu une répression tragique ici », a-t-il déclaré, notant une série d’échecs « inhumains et incompréhensibles » comme « le fait que les otages étaient conduits au massacre et que les jeux continuaient ».

Après une première suspension, le président du CIO de l’époque, Avery Brundage, a déclaré que « les Jeux doivent continuer ».

Herzog a exprimé son espoir que l’accord « conduira cet épisode douloureux vers un lieu de guérison ».

« J’espère qu’à partir de maintenant, nous continuerons à nous souvenir, à évoquer et surtout à réaffirmer les leçons de cette tragédie, y compris l’importance de lutter contre le terrorisme pour les générations futures », a déclaré le président israélien.